Delphine verse dans la délocalisation

Cabinet Ktorza Delphine verse dans la délocalisation

Le transfert forcé de salariés devient pandémique. Après Renault, qui y recourt faute de candidats au départ volontaire, France Télévisions s’y essaie.

Le transfert forcé de salariés est une forme de réduction des effectifs extrêmement intéressante pour les employeurs privés parce que sans coût en terme d’indemnisation des victimes. L’article du Canard enchaîné ( Lire ci-dessous ou Télécharger le PDF ) le relate exemplairement à propos du secteur automobile. Or voici que, dans l’esprit des dirigeants de la télévision publique, l’idée germe de reproduire le même schéma.

Sur ce : jour après jour, nous recevons les dépositions et confidences de ceux qui font Télématin, opposés à ce projet. 

Bref florilège de ce que pensent les hommes et femmes de télévision concernés :

Ils ne sont pas demandeurs d’informations managériales.

Ils ne demandent ni ne cherchent à comprendre ce qu’on veut leur expliquer à coup de « communication descendante ». 

Aucun ne se déclare transporté par la perspective d’aider FTV Studio à devenir « le premier producteur et fournisseur de contenu de France Télévisions » (sic).

Il leur est indifférent de savoir si le groupe FTV est plus ou moins gros que tel ou tel groupe privé.

Ils ne demandent pas que la mesure leur soit administrée sans « brutalité », une expulsion de leur entreprise ne sera pas plus acceptée doucement que brutalement.

Et ils supportent mal la câlinothérapie qui les vise, d’où qu’elle vienne.

En revanche,

Ils veulent conserver leur poste et leur statut.

Ils refusent de travailler pour un sous-traitant. 

Ils veulent continuer à développer leur magazine, qui a un public et une place bien identifiée dans le PAF. 

Télématin a 36 ans, Today ( NBC ), dont l’émission française est l’adaptation, a 69 ans et passe à 4 heures quotidiennes. 

L’émission n’est donc pas essoufflée, une formule peut l’être, un présentateur, une équipe, mais pour autant, le magazine a un avenir.

Ils refusent que des gens qui ne connaissent rien à la télévision et qui ont la main sur un budget annuel de 3 milliards d’euros prétendent saborder le magazine pour « économiser » 3 millions d’euros. Il s’agit de faire de la télévision de service public, pas de copier sur BFM.

Ils voudraient s’exprimer, non pas sur leurs inquiétudes ou leur stress, mais sur la ligne éditoriale, sur les choix de présentateurs. Parce que ce sont eux qui font l’émission.  

Et nous, nous nous permettons d’ajouter :

Qui est plus légitime que des agents de l’audiovisuel public qui réalisent une émission pour porter un avis pertinent sur leur sort et celui de l’émission ? 

Il se trouve que le droit est de leur côté.

Nous détaillerons le volet juridique dans nos prochaines publications.

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