Montage à Nouméa, ou comment faire perdre encore 1500 redevances au contribuable ?

Tribunal du Travail de Nouméa

En 2014, un Chef Monteur métropolitain, après de multiples candidatures effectuées au cours de ses 13 années de travail, demande à signer un CDI à Nouméa, qui recrute sur son poste, ce qui lui conviendrait bien mieux que son statut de faux intermittent lié aux CDD des « non-permanents » de France Télévisions.

Une brillante idée germe alors dans le cerveau du Manager inconnu, quelque part à Paris, à l’étage de la Direction juridico-sociale.

Et voici un enchevêtrement d’obstacles à la régularisation judiciaire sollicitée par le salarié :

On va étirer une procédure sur plusieurs années, en demandant à la Justice de délocaliser le conflit entre une entreprise parisienne et un salarié parisien vers le Tribunal de Nouméa, et en prenant soin, dans le même temps, de blacklister le plaignant sur le territoire de la Nouvelle-Calédonie.

Le 3 mars dernier, le Tribunal du Travail de Nouméa a condamné France Télévisions à diverses sommes pour un montant global de 200 000 €.

1 500 redevances, c’est le sinistre financier provoqué par le brillant mais obscur manager parisien… qui n’a pourtant pas dit son dernier mot. Il semblerait qu’il entende continuer le harcèlement judiciaire encore quelques années, sur le compte du contribuable, jusqu’à la Cour d’appel de Nouméa.

Le seul point positif de cette affaire est que, quand le sinistre inconnu enverra France Télévisions à la Cour de cassation, les frais seront moindres, puisque la procédure reviendra à Paris. Triste consolation.

Decision-3-mars-2020-Tribunal-du-Travail-de-Nouméa

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