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	<title>Selection &#8211; Cabinet Ktorza</title>
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	<title>Selection &#8211; Cabinet Ktorza</title>
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		<title>Addendum à la bonne soupe</title>
		<link>https://cabinetktorza.com/journalistes/addendum-a-la-bonne-soupe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ktorza]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Oct 2020 17:38:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Journalistes]]></category>
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					<description><![CDATA[Notre précédent éditorial ayant été pris par plusieurs de nos lecteurs au pied de la lettre, il nous revient de préciser que, s’il repose sur des informations toutes exactes et vérifiées, ce texte était un pastiche de défense à lire sur le mode de l’ironie. &#160; Précisons donc que&#160;dans l’affaire Denoyelle, nous ne représentons ni [&#8230;]]]></description>
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<p>Notre précédent éditorial ayant été pris par plusieurs de nos lecteurs au pied de la lettre, il nous revient de préciser que, s’il repose sur des informations toutes exactes et vérifiées, ce texte était un pastiche de défense à lire sur le mode de l’ironie. &nbsp;</p>



<p>Précisons donc que&nbsp;dans l’affaire Denoyelle, nous ne représentons ni l’Expert des représentants du personnel, ni aucune Institution Représentative du Personnel.</p>



<p>En revanche, nous portons la réprobation de nombreux permanents, journalistes ou PTA, et de la quasi-totalité des non permanents, à l’encontre des décisions ( rupture conventionnelle collective «&nbsp;RCC&nbsp;», ubérisation du personnel de production et des journalistes… ) élaborées avec l’assistance de Monsieur Denoyelle.&nbsp; &nbsp;</p>



<p>Enfin, nous rappelons que le Droit permet certes de soumettre l’affaire au juge. Des syndicats évoquent le conflit d’intérêt ( un sujet est en charge de deux intérêts contraires ), ou la suspicion légitime ( un sujet est en charge d’un intérêt contraire au sien propre ), voire la prise illégale d’intérêt ( le sujet profite de sa position dans un service public pour obtenir un avantage ). Mais il faut rappeler que les tribunaux ont vocation à vider un contentieux ou sanctionner-réparer une infraction. Pas à régler le débat social.&nbsp; &nbsp;</p>



<p>Or la situation présente peut être traitée sans recours au juge, et simplement. Il suffirait d’envisager les démarches suivantes :</p>



<p>Vis-à-vis de Secafi&nbsp;: vérifier que le cabinet-expert a adressé aux élus du personnel une lettre se désolidarisant des actes et missions réalisés en son nom par le directeur délégué Denoyelle.&nbsp;</p>



<p>Pour les expertises à venir&nbsp;: pourquoi ne pas désigner les experts à l’unanimité&nbsp;?</p>



<p>Vis-à-vis de Monsieur Denoyelle&nbsp;: rappelons que chaque militant syndical reste libre de dialoguer ou non avec une personne qu’on lui présente comme représentant la direction. Faute pour ce directeur de trouver des volontaires pour dialoguer, il lui resterait à … partir dans sa RCC.</p>



<p>Courage à tous&nbsp;!&nbsp;</p>



<p>Pour notre part, nous présenterons dans nos prochaines communications un bilan des programmes qui ont aboutis sous l’ère Denoyelle-expert-CSE, et quelques conseils pour s’en défendre.</p>
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		<title>La direction de France Télévisions recrute… l’expert-conseil des syndicats</title>
		<link>https://cabinetktorza.com/journalistes/la-direction-de-france-televisions-recrute-lexpert-conseil-des-syndicats/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ktorza]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Oct 2020 12:41:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Journalistes]]></category>
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					<description><![CDATA[Lettre ouverte adressée ce jour à Madame Laurence Mayerfeld. Madame la Directrice des Ressources humaines, le recrutement de Monsieur Jacques Denoyelle au poste de Directeur du dialogue social et de la politique salariale suscite des réactions fortement hostiles. Parce qu’il exerce de longue date les fonctions d’expert, délégué par le cabinet Secafi, auprès des élus du [&#8230;]]]></description>
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									<p></p>
<p>Lettre ouverte adressée ce jour à Madame Laurence Mayerfeld.</p>
<p></p>
<p></p>
<p>Madame la Directrice des Ressources humaines,</p>
<p></p>
<p></p>
<p>le recrutement de Monsieur Jacques Denoyelle au poste de Directeur du dialogue social et de la politique salariale suscite des réactions fortement hostiles. Parce qu’il exerce de longue date les fonctions d’expert, délégué par le cabinet Secafi, auprès des élus du personnel, on dénonce cette embauche. Mais <em>quid</em> de la présomption d’innocence ? De quel droit cet homme qui, contrairement à nombre de membres de la direction sortante, présente un casier judiciaire vierge et n’est même pas cité en justice, devrait être condamné par avance ? </p>
<p></p>
<p></p>
<p>On invoque à son encontre un « conflit d’intérêt ». Mais doit-on considérer que les élus et la Direction sont par nature en conflit d’intérêt ? Ce serait une bien curieuse conception des rapports sociaux dans un service public. Mais admettons. Le sujet a-t-il été gêné dans sa mission de défense des salariés quand il était expert ? Par qui, et par quoi donc ? Et demain, sera-t-il gêné de défendre ceux de la Direction en tant que collaborateur RH ? Ainsi dans la mesure où, avant de prendre le job à France Télévisions, l’expert démissionne de ses mandats d’expert, on voit mal où serait le conflit d’intérêt. Qu’on apprécie ou non son action, Monsieur Denoyelle est un homme libre.</p>
<p></p>
<p></p>
<p>Le supposé conflit d’intérêt apparaît donc comme une mauvaise querelle. Le transfert d’un expert CE à la direction RH ? Nulle infraction, au pire, une indélicatesse. Si les responsables syndicaux s’en trouvent tellement choqués, rien ne les empêche de ne plus dialoguer avec l’indélicat. Comment Monsieur Denoyelle pourrait-il gérer le dialogue social seul face à lui-même ? Mais de grâce, halte aux accusations infondées. </p>
<p></p>
<p></p>
<p>Un deuxième grief, objectivement plus consistant, porte sur la pertinence de combler le poste laissé vacant par Monsieur Stéphane Chevallier. La question est épineuse. Vous-même avez pris clairement et courageusement position, dès 2019, en faveur d’une réduction d’effectif dans l’encadrement, estimant que le management doit montrer l’exemple quand des centaines d’emplois sont à économiser sur les trois exercices suivants. </p>
<p></p>
<p></p>
<p>Or peut-on vraiment dire que le bilan de Monsieur Chevallier ( excellent homme au demeurant ) justifierait son remplacement ? A ce jour, pas de bilan de son action. A-t-elle été utile ? Aux milliers de contribuables qui ont financé son traitement, quel compte peut-il rendre ?</p>
<p></p>
<p></p>
<p>Responsable de la politique salariale, qu’a-t-il créé en la matière, en faveur du personnel  ? Quelles voix s’élèvent pour le remercier ? En est-il une seule, qui lui reconnaisse une quelconque avancée et s’en félicite ? Responsable du dialogue social, qu’a-t-il entrepris qui justifie 200 jours par an de « travail », ainsi que les moyens matériels et humains mis à sa disposition ? </p>
<p></p>
<p></p>
<p>Finalement, en quoi le service des ressources humaines a mieux fonctionné quand il était dans les murs ? Croyez-vous, Madame la Directrice, que l’entreprise irait moins bien sans responsable du dialogue social en titre pendant trois mois ? Et pendant six mois ? …</p>
<p></p>
<p></p>
<p>Reconnaissons que l’argument est lourd de dangers. Car ouvrir une vraie réflexion sur la justification d’un effectif de 500 collaborateurs dans votre Service, qui sait où cela conduirait ? Ne pas remplacer Chevallier, oui mais ensuite ? A qui le tour ? La sagesse est de tenir bon sur le recrutement du successeur, et nous nous en réjouissons. Ainsi vous défendrez l’emploi.</p>
<p></p>
<p></p>
<p>En faveur de cette solution, nous relevons que le « dialogue social », dimension essentielle de la fonction RH, a été assuré à merveille par la collaboration devenue rapidement idéale entre Mme Ernotte et M. Denoyelle.  Ainsi dès 2018, ce dernier salue en Comité de groupe la gestion 2017, quand la Direction souligne en retour la qualité du rapport de l’expert. Nous trouvons mention de ces amabilités dans le compte rendu ( 8 juin 2018 ) qu’en donne le premier syndicat de votre entreprise. </p>
<p></p>
<p></p>
<p>C’est dire qu’avec Jacques Denoyelle, le dialogue social est effectif. Quelle erreur y aurait-il à s’en priver !</p>
<p></p>
<p></p>
<p>En conclusion, Madame la Directrice, nous plaidons pour que vous résistiez aux pressions. Votre nouveau collaborateur entame bientôt sa période d’essai. Laissez-lui sa chance, vous vérifierez qu’il sait se tenir à table.</p>
<p></p>
<p></p>
<p>( Formule… )</p>
<p> </p>
<p>Lire la suite: <a href="https://cabinetktorza.com/journalistes/addendum-a-la-bonne-soupe/">Addendum</a></p>
<p></p>								</div>
				</div>
					</div>
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		</section>
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			</item>
		<item>
		<title>Pourquoi un CDI protège mieux qu’un masque et des gants</title>
		<link>https://cabinetktorza.com/selection/pourquoi-un-cdi-protege-mieux-quun-masque-et-des-gants/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ktorza]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2020 17:51:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Selection]]></category>
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					<description><![CDATA[En cette période de crise sanitaire, les collaborateurs dits « non permanents » éprouvent une précarité accentuée, qu’ils soient déplanifiés en raison de la réduction de l’activité, ou à l’inverse contraints de s’exposer contre leur gré. Or, participant à l’activité permanente de l’entreprise, ils devraient travailler sous CDI, et ainsi disposer des mêmes droits que [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>En cette période de crise sanitaire, les collaborateurs dits « non permanents » éprouvent une précarité accentuée, qu’ils soient déplanifiés en raison de la réduction de l’activité, ou à l’inverse contraints de s’exposer contre leur gré.</p>



<p>Or, participant à l’activité permanente de l’entreprise, ils devraient travailler sous CDI, et ainsi disposer des mêmes droits que leurs collègues statutaires.</p>



<p>En particulier, les non permanents devraient disposer des 7 droits suivants pendant le confinement :</p>



<p><strong>1. Garantie de reprendre les fonctions à l’issue de la crise sanitaire</strong></p>



<p>Les salariés précaires peuvent craindre de ne pas être rappelé par le planning lorsque les mesures de confinement prendront fin, et par conséquent, de ne pas retrouver leur poste.</p>



<p>Or, le salarié en CDI retournera à son poste dans l’Entreprise et poursuivra sa collaboration normalement dans les mêmes conditions de salaire et de responsabilités qu’auparavant.</p>



<p>Le maintien de l’emploi, à l’identique, s’impose aussi pour les précaires.</p>



<p><strong>2. Possibilité de télétravail</strong></p>



<p>Les fonctions peuvent éventuellement être exercées en télétravail.</p>



<p>Vis-à-vis des salariés précaires, la Direction ne s’embarrasse pas de cette possibilité, et ne fait tout simplement plus appel à eux.</p>



<p>Alors que les collègues disposant d’un CDI poursuivent l’exécution de leurs responsabilités selon ces modalités, les salariés précarisés ont droit aux mêmes aménagements.</p>



<p><strong>3. Éligibilité au chômage partiel</strong></p>



<p>Si l’employeur ne peut aménager un poste en télétravail, il pourrait instaurer une mesure de mise au chômage partiel ou total pour ses salariés en CDI. Dans ces circonstances, en cas de cessation de fourniture de travail, et de paiement corrélatif de salaire, le salarié précaire percevrait, pour une durée déterminée, l’allocation de retour à l’emploi versée par le Pôle Emploi.</p>



<p>A la place, l’employeur cesse purement et simplement de faire appel à ses salariés précaires pendant cette période, et c’est la double peine :</p>



<p>&#8211; non seulement ces salariés vont devoir « piocher » dans leurs allocations Pôle Emploi en attendant que le planning les rappelle, et épuiseront leurs droits,</p>



<p>&#8211; et ils sont empêchés d’effectuer des heures de travail et par voie de conséquence ils ne peuvent engranger des « heures » pour le Pôle Emploi pour l’avenir.</p>



<p><strong>4. Maintien du salaire sans recours au chômage</strong></p>



<p>Au sein de France Télévisions, il semblerait que la Direction assume pour tous les emplois CDI les salaires à 100 %, sans recours aux allocations du chômage partiel.</p>



<p>La même mesure doit être appliquée au personnel « non permanent ».</p>



<p><strong>5. Respect de l’obligation de sécurité de résultat de l’employeur</strong></p>



<p>Sur le lieu de travail, et pendant les déplacements pour s’y rendre, les salariés précaires sont placés au contact d’autres salariés.</p>



<p>Légalement, votre Entreprise a l’obligation de mettre en place toutes les mesures nécessaires à la préservation de l’état de santé physique et psychique à l’égard de tous ses salariés, qu’ils soient engagés en CDI ou en CDD.</p>



<p>Autrement dit, en pratique, l’employeur a l’obligation de mettre à disposition tous les moyens destinés à assurer la sécurité de ses salariés, à savoir, pour la période actuelle, des masques, des gants, du gel désinfectant, etc.</p>



<p>Pour autant, en tant que salarié précaire, nous savons à quel point il peut être difficile de faire entendre sa voix si les mesures de sécurité ne sont pas respectées le concernant.</p>



<p>En effet, ces salariés craignent de ne plus être rappelés par le planning, à l’inverse des salariés en CDI qui disposent d’une sécurité d’emploi.</p>



<p><strong>6. Maintien du salaire à 100% en cas d’arrêt de travail</strong></p>



<p>Si les salariés précaires venaient à développer quelque infection pendant cette période et qu’un médecin leur prescrivait un arrêt de travail, un Accord d’Entreprise, ou la Convention Collective applicable prévoit, en général, pour le personnel en CDI, un maintien plus favorable de salaire, en comparaison avec les simples indemnités journalières de la Sécurité Sociale (jusqu’à 100 % du salaire maintenu pendant une période déterminée selon la norme collective applicable).</p>



<p><strong>7. Bénéfice de la Mutuelle d’Entreprise</strong></p>



<p>Enfin, les salariés en CDI bénéficient d’une mutuelle d’entreprise.</p>



<p>En général, les mutuelles collectives prévoient des conditions de remboursement des frais de santé plus avantageuses que les mutuelles souscrites à titre individuel.</p>



<p>En tout état de cause, l’employeur privant les non permanents de tout ou partie du bénéfice de la mutuelle, il devient directement débiteur des prestations de la mutuelle dont les non permanents sont privés.</p>
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		<title>Tribute to Charly</title>
		<link>https://cabinetktorza.com/selection/tribute-to-charly/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ktorza]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Feb 2020 19:00:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Selection]]></category>
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					<description><![CDATA[Charly part. Comment conjurez-vous la peine ? Mon esprit divague et s’arrête à un souvenir, qui dit tout et que je voudrais partager : notre première rencontre. Un quart de siècle, un peu plus, ce jour lointain où, sans trop de cérémonies, le boss du SNRT se fit annoncer au Cabinet. Ça sonnait bien, Charly [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Charly part. Comment conjurez-vous la peine ? Mon esprit divague et s’arrête à un souvenir, qui dit tout et que je voudrais partager : notre première rencontre. Un quart de siècle, un peu plus, ce jour lointain où, sans trop de cérémonies, le boss du SNRT se fit annoncer au Cabinet.</p>



<p>Ça sonnait bien, Charly Kmiotek, entre le Charlie Watts des sixties et le Harvey Keitel des seventies. Mais j’imaginai que ça venait de plus loin. Peut-être né dans les forties, son prénom se devinait hommage au grand Charles. Pourquoi l’atténuer par un y ? Moins compromettant pour un syndicaliste ? Et ces durs K du nom de famille à consonance slave … recevrions-nous le fils d’un mineur polonais ?</p>



<p>Ridicules conjectures : dès qu’il parait, cet homme anéantit toute velléité de rangement dans des cases convenues. Pompier, PTA FR3, cégétiste, permanent syndical… Tous classements qu’on peut empiler mais qui échouent à le circonscrire.&nbsp; Mais comment le décrire plus justement ?&nbsp;</p>



<p>L’homme qui nous est apparu ce jour-là, massif, solide, ouvert, serein, portait barbe noire. Vêtu avec une certaine recherche mais sans la moindre coquetterie ni ostentation. C’était là déjà un signe puissant : affirmer face aux adversaires la dignité de tous ceux qu’il représentait. Cet homme incarnait son magistère.&nbsp;</p>



<p>Charly s’était installé, avec près de lui un homme discret, en casquette, qui l’attendrait plus qu’il ne participerait au rendez-vous. Sous couvert d’un échange sur la situation sociale d’un groupe privé de l’audiovisuel, il prenait la mesure des deux jeunes avocats qui le mitraillaient d’infos et d&rsquo;analyses. Etait-il utile de nous aider alors qu’aucune section syndicale ne verrait probablement le jour dans ce groupe en déconfiture ? Quand il demanda : « Finalement ils veulent quoi les salariés ? », j’ai failli sauter de ma chaise. Il nous aiderait ! Ce patron de syndicat ne faisait pas de politique, il ne définissait pas une ligne, il ne s’arrêtait pas à de petits intérêts de boutique, il avait un cap, une boussole, une raison d’être : ils veulent quoi les gars ? Ce mec était complètement pur.&nbsp;</p>



<p>La nuit tomba. Il ne bougeait pas de son fauteuil. Nous hésitions à tester une nouvelle idée, à sortir encore un dossier, et un autre, et un autre, mais lui semblait nous y encourager. Pas de signe de fatigue, au contraire, une forme de sérénité. Ce n’est que quelques semaines plus tard, quand nous reçûmes, en chair et en os, « l’adversaire », le big boss employeur de nos clients que je comprendrai, rétrospectivement, l’agenda quotidien de Charly. Comme ce dernier, le grand patron se déplaçait avec un homme de confiance, son chauffeur. Il pouvait ainsi optimiser son temps, 3 jours à Paris et 4 en Suisse, on se demande pourquoi. Charly lui aussi se faisait conduire, mais pour des raisons diamétralement opposées : il avait souci des deniers publics, et puisque la redevance le rémunérait pour représenter les salariés, il se devait de faire le plus possible en retour. Le chauffeur lui permettait de se livrer sans compter son temps. 12 heures par jour, ou plus ? A 22 heures j’avais suggéré de finir la réunion. Depuis lors, quel que soit le moment, et quel que soit son état de santé, Charly fut pour nous le plus infatigable des compagnons de route. Est-il homme plus généreux que celui qui fait don de son temps sur Terre ?</p>



<p>Charly savait écouter, et parler vrai. Il savait mesurer le rapport de force et quand il y allait, c’était à fond. Il gagnait avec modestie, perdait sans sourciller. Charly rassurait notre camp, et impressionnait l’autre camp par son calme. Il aimait l’ordre mais n’hésitait jamais à le miner s’il le fallait. Charly forçait le respect par son autorité naturelle. Il savait tenir idéalement l’équilibre subtil entre sa tribu et l’ensemble du personnel. Charly personnifiait la <em>common</em> <em>decency</em> louée par Orwell. Et puis… et puis il a pris sa retraite parce qu’il le fallait, pas plus indispensable que quiconque, Charly, mais bel et bien irremplaçable…</p>



<p>Charly si j’avais eu un grand frère, j’aurais aimé que ce soit toi.</p>



<p>Oury Attia</p>
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