Delphine Ernotte en correctionnelle : « C’est la faute à Iznogoud ! »

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Il y avait jadis quelque chose de respectable dans le maintien des patrons de Chaînes attraits en justice pour mauvaise gestion sociale.

Le Président Gouyou-Beauchamps était venu lui-même en correctionnelle pour répondre d’un délit (marchandage – l’affaire des motards de presse FR3) commis par son prédécesseur. J’y trouve une forme de panache, un capitaine couvre ses équipiers et collègues.

C’était aussi assez respectable de voir Alain de Greef au même banc d’accusé qu’un petit délinquant, à qui le Président demande de déclarer ses revenus, quand lui, De Greef, devait annoncer un salaire supérieur au traitement annuel des magistrats.

Le délinquant en col blanc (je précise qu’il ne sera plus poursuivi par la suite, la loi d’amnistie étant passée par là), ne s’est pas abrité derrière ses services internes. On avait là un vrai homme de télé, montrant une forme d’honnêteté et de courage.

Il en allait de même avec Patrick Le Lay gardant tête haute devant le Juge d’instruction en lui expliquant : « Je ne suis qu’un des héritiers, vous me chargez de tous les péchés de l’ORTF ! ». Encore un patron démontrant une forme de civisme judiciaire et qui n’aurait jamais pensé à se dissimuler derrière un Iznogoud.

Et voilà que la Présidente de France Télévisions est, à son tour, appelée à rendre des comptes devant le Tribunal correctionnel, pour abus de CDD. C’est le 27 février. Son agenda ne coïncide pas avec celui de la Justice française. Elle ne se présentera pas.

Mais quelle importance, puisque son Avocat demande son absolution en produisant une magnifique pièce : sur plusieurs pages, elle détaillait la délégation de ses pouvoirs à Monsieur Lesaunier, DRH.

La Justice appréciera.

Rien ne nous empêche d’apprécier, de notre côté, les belles qualités de leadership de la patronne de France Télévisions.

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