<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Journalistes &#8211; Cabinet Ktorza</title>
	<atom:link href="https://cabinetktorza.com/category/journalistes/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://cabinetktorza.com</link>
	<description>d&#233;fend les salari&#233;s de l'audiovisuel</description>
	<lastBuildDate>Thu, 19 Mar 2026 10:54:37 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.7.5</generator>

<image>
	<url>https://cabinetktorza.com/wp-content/uploads/2020/09/cropped-CABINETKTORZA-LOGOPROVISOIRE-09-e1599597647714-32x32.png</url>
	<title>Journalistes &#8211; Cabinet Ktorza</title>
	<link>https://cabinetktorza.com</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Télématins : Would you believe her ?</title>
		<link>https://cabinetktorza.com/journalistes/telematins-would-you-believe-her/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ktorza]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Oct 2021 13:56:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Journalistes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://cabinetktorza.com/?p=1789</guid>

					<description><![CDATA[Des représentants du personnel croient avoir entendu la présidente de France Télévisions prononcer le mot magique, réparateur, et qu’elle espère conjuratoire : « volontariat ».   Et d’en tirer les conclusions : Ernotte « recule » sur son projet d’externalisation, voire y « renonce ».  Tout cela… sur la base d’une communication en CSE !  Et si on y regardait de plus près ? Flashback :  [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Des représentants du personnel croient avoir entendu la présidente de France Télévisions prononcer le mot magique, réparateur, et qu’elle espère conjuratoire : « volontariat ».  </p>



<p>Et d’en tirer les conclusions : Ernotte « recule » sur son projet d’externalisation, voire y « renonce ». </p>



<p>Tout cela… sur la base d’une communication en CSE ! </p>



<p>Et si on y regardait de plus près ?</p>



<p><em>Flashback</em> : </p>



<p>La scène se déroule à l’aube de l’an 2007, dans la tour cylindrique aux parois-miroirs, de l’autre côté de la Seine.</p>



<p>Imaginez.</p>



<p>Votre convocation au Comité de Groupe porte un unique point en ordre du jour : </p>



<p><em>Les conséquences sociales de la fusion TPS et Canal SAT</em></p>



<p>Perdu(e) parmi les dizaines d’invités, élus, syndicalistes, experts, RH, vous entrez dans une salle si vaste que chacun y trouvera place. La puissance de Bouygues ne saurait négliger le moindre symbole ! </p>



<p>Même si, ce jour-là, on acte une victoire ennemie : la « fusion avec… » est en réalité une « absorption par… ». CANAL va dévorer le satellite TPS, ses chaînes thématiques, ses marques, tout… Jusqu’au personnel ? Sur cet épineux problème va intervenir le PDG, venu présider en personne le CE extraordinaire.</p>



<p>De votre droite, de votre gauche, les interpellations fusent. Grand patron ou pas, la grogne monte, portée par dix-huit mois d’incertitude &#8211; le temps qu’a mis le gouvernement pour valider le projet. </p>



<p>On ne sait toujours pas combien sont concernés par le transfert. Une petite juge, toute seule dans son tribunal d’instance, n’a pas craint d’accéder à notre demande : forcer TPS à communiquer, toutes affaires cessantes, le registre du personnel. </p>



<p>Las, les cartons de liasses informatisées, listant des dizaines de milliers de contrats, défient la compilation en un temps raisonnable. Nous restons donc sur une approximation : un millier de personnes selon une évaluation syndicale. </p>



<p>Mais voici que le silence se fait dans la salle de réunion du CE. Le charismatique patron va parler. Brièvement, et cette brièveté augmente encore la force du propos, il assène trois phrases. En substance :</p>



<p>« <em>TF1 est un groupe puissant. Nous avons les moyens de reclasser tout le monde. Personne ne sera laissé sur le bord du chemin</em>. </p>



<p>Limpide, non ? Un vieux de la vieille se charge d’enfoncer le clou :</p>



<p>&#8211; <em>Même les pigistes, Monsieur le Président</em> ?</p>



<p>&#8211; <em>Même les pigistes</em>, confirme le boss.</p>



<p>&#8211; <em>Même les interm… </em>? </p>



<p>&#8211; <em>Même les intermittents</em>, coupe le boss.  </p>



<p>Fermez le ban.</p>



<p>Soulagement général.</p>



<p>&nbsp;</p>



<p><span style="font-family: Webdings;">~</span> Je vois le truc venir… </p>



<p>&nbsp;</p>



<p>Six mois plus tard, le transfert des contrats de travail est effectif.</p>



<p>Sans reclassement sur TF1. </p>



<p>Aucun.</p>



<p>&nbsp;</p>



<p><span style="font-family: Webdings;">~</span> Outch, quelle histoire ! Passer de « tout le monde reclassé » à « zéro reclassé », quand même, c’est abuser…</p>



<p>&nbsp;</p>



<p>C’est juste considérer le personnel comme un acteur économique aux intérêts autres que les siens. Et donc, prendre ses avantages quand et tant qu’il est possible.</p>



<p>&nbsp;</p>



<p><span style="font-family: Webdings;">~</span> Business is business… </p>



<p>&nbsp;</p>



<p>Mais quoi… Cette maxime a-t-elle un sens dans les rapports de travail ? Faudrait-il considérer les salariés comme des concurrents, ou des banquiers, ou des fournisseurs ?</p>



<p>Le problème est ailleurs : </p>



<p>En droit, le non-respect par l’employeur de son engagement n’est pas vraiment sanctionné.</p>



<p>&nbsp;</p>



<p><span style="font-family: Webdings;">~</span> Et donc… il peut raconter n’importe quoi ? Sans que sa parole ne l’engage ? </p>



<p>&nbsp;</p>



<p>Oui et non.</p>



<p>Tout engagement de l’employeur le lie. </p>



<p>Il est tenu de le respecter.</p>



<p>Le droit va même jusqu’à répertorier nombre de formes d’engagements : oraux, écrits, promesses, engagements unilatéraux… </p>



<p>Le problème est que dans l’immense majorité des cas, l’arsenal judiciaire ne permet pas de le forcer à exécuter son engagement. On ne peut obtenir que des dommages et intérêts.</p>



<p>Et souvent, ça lui fait une belle jambe, à la victime, des dommages et intérêts…</p>



<p>&nbsp;</p>



<p><span style="font-family: Webdings;">~</span> Ça signifie que, dans l’affaire Télématin, si la patronne de FTV change encore d’avis, les syndicats pourront demander des dommages et intérêts, mais non pas garder chez FTV ceux qui ne veulent pas partir ? </p>



<p>&nbsp;</p>



<p>Mais oui, et de plus, ces dommages et intérêts peuvent n’être que très symboliques…</p>



<p>&nbsp;</p>



<p><span style="font-family: Webdings;">~</span> Si je comprends bien, le problème n’est même pas la crédibilité de la PDG, le problème est la force obligatoire de ses propos ?  </p>



<p>&nbsp;</p>



<p>Oui, la question de l’honnêteté intellectuelle de Delphine-Ernotte-personne-privée n’est pas posée. En revanche ce que nous enseignent les relations sociales dans les grandes entreprises, c’est que n’importe qui, placé en position de patron, se sentira autorisé à mentir. </p>



<p>Mais revenons au constat, fort simple : cette forme particulière d’engagement, consistant à promettre quelque chose à la cantonade, n’a aucune valeur juridique réelle. </p>



<p>A bon entendeur…</p>



<p><em>Et allez, une petite dernière pour la route ?</em></p>



<p>D’après les travaux du CSE, les compte-rendus syndicaux, les articles de presse, et d’après les confidences que nous recueillons, Madame Ernotte a bien parlé de possibilité pour les salariés de « choisir », mais sans jamais prononcer le mot de « volontariat ».  </p>



<p>Il semble que, de bonne foi, quelques protagonistes ont interprété les propos de la patronne. Par besoin de décompresser après des mois de combat ? Par désir de réconforter, un peu trop vite, les victimes ? </p>



<p>Quoi qu’il en soit, en l’état du débat social, Madame Ernotte ne manifeste aucune intention de garantir aux salariés leur maintien au poste, sauf s’ils « choisissent » de migrer.</p>



<p>La présidente fait preuve de franchise… pour peu qu’on écoute exactement ses dires. </p>



<p>&nbsp;</p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-normal-font-size">Photo : TeeShirt AliExpress ( detail )<br />Texte principal : Oury Attia<br />Texte en second : Capucine Cueye<br />Maquette : Nimtsa Web Design<br />Avocat plaidant côté victimes de la fusion TPS-Canal : Joyce Ktorza </p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Télématins : la Promesse</title>
		<link>https://cabinetktorza.com/journalistes/telematins-la-promesse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ktorza]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Oct 2021 04:51:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Journalistes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://cabinetktorza.com/?p=1782</guid>

					<description><![CDATA[Dans une lettre circulaire du 5 octobre, FTV s’engage, auprès de chaque salarié menacé de transfert chez FTV-Studio, à plein de choses… Pour apprécier la réalité et le contenu exacts des «&#160;garanties contractuelles&#160;» annoncées, confrontons-les aux garanties d’ores et déjà prévues par la loi. Revue des 8 mesures proposées&#160;: 1. L’ancienneté acquise par le salarié [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans une lettre circulaire du 5 octobre, FTV s’engage, auprès de chaque salarié menacé de transfert chez FTV-Studio, à plein de choses…</p>



<p>Pour apprécier la réalité et le contenu exacts des «&nbsp;garanties contractuelles&nbsp;» annoncées, confrontons-les aux garanties d’ores et déjà prévues par la loi. Revue des 8 mesures proposées&nbsp;:</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color">1. <em>L’ancienneté acquise par le salarié sera conservée dans son intégralité.</em></p>



<p class="has-text-color" style="color:#226124">&gt; Lorsque le contrat de travail est transféré «&nbsp;de droit&nbsp;», d’un employeur à un autre, alors l’ancienneté de services chez le premier employeur est obligatoirement reprise par le second.</p>



<p class="has-text-color" style="color:#226124">&gt; Or FTV soutient que le transfert du contrat de travail est «&nbsp;de droit&nbsp;».</p>



<p class="has-text-color" style="color:#226124">&gt; En conséquence, l’ancienneté sera obligatoirement reprise par FTV-Studio.</p>



<p>Donc, sur ce point, FTV ne donne aucun avantage au salarié. Que la reprise d’ancienneté soit ou non stipulée «&nbsp;contractuellement&nbsp;» est indifférent.&nbsp;</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color">2. <em>Le brut annuel de la rémunération est garanti.&nbsp;</em></p>



<p class="has-text-color" style="color:#226124">&gt; Lorsque le contrat de travail est transféré «&nbsp;de droit&nbsp;», d’un employeur à un autre, alors la rémunération chez le premier employeur est obligatoirement maintenue chez le second.</p>



<p class="has-text-color" style="color:#226124">&gt; Or FTV soutient que le transfert du contrat de travail est «&nbsp;de droit&nbsp;».</p>



<p class="has-text-color" style="color:#226124">&gt; En conséquence, le montant de la dernière rémunération annuelle perçue chez FTV est garanti par la loi au sein de FTV-Studio.</p>



<p>Sur ce deuxième point, FTV ne donne pas non plus quelque avantage que ce soit au salarié.&nbsp;</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color"><em>3.&nbsp;L’actuel régime du temps de travail ( forfait annuel, RTT… ) est garanti</em></p>



<p class="has-text-color" style="color:#226124">&gt; Le régime du temps de travail <em>interne à une entreprise</em>, quand il prévoit des forfaits annuels, résulte obligatoirement d’un accord signé entre la direction et les syndicats.&nbsp;</p>



<p class="has-text-color" style="color:#226124">&gt; Or FTV et FTV-Studio sont <em>deux entreprises distinctes</em>.</p>



<p class="has-text-color" style="color:#226124">&gt; En conséquence, le régime du temps de travail des salariés transférés de FTV à FTV-Studio sera celui appliqué à FTV-Studio, à l’exclusion de tout autre.</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color">4. <em>Les actuelles règles FTV de calcul des indemnités de départ seront maintenues &nbsp;</em></p>



<p class="has-text-color" style="color:#226124">&gt; Tous les salariés d’une même entreprise doivent être couverts par la même norme collective.</p>



<p class="has-text-color" style="color:#226124">&gt; Si chaque salarié transféré se voit accorder, par contrat, un meilleur calcul d’indemnité de départ, cet avantage individuel équivaudrait à un avantage collectif, réservé aux «&nbsp;ex-FTV&nbsp;».&nbsp;</p>



<p class="has-text-color" style="color:#226124">&gt; Il est juridiquement impossible de prévoir deux dispositifs différents d’indemnités de départ, au sein de FTV-Studio, l’un pour les «&nbsp;anciens&nbsp;» et l’autre pour les «&nbsp;transférés&nbsp;».</p>



<p>Cette hypothèse est analysée plus en détail, jurisprudence à l’appui, sur le blog CGC Media de France Télévisons ( chronique du samedi 9 octobre 2021 ).</p>



<p>Précision&nbsp;: la formule «&nbsp;indemnités de départ&nbsp;»&nbsp;n’a pas de sens juridique. Le droit social désigne les indemnités dues en, cas de rupture du contrat de travail selon leur fonction&nbsp;: indemnité de préavis, de licenciement, de retraite, transactionnelle… Une «&nbsp;indemnité de départ&nbsp;» n’est pas, en droit, la somme de toutes les indemnités possibles et, en particulier, n’est pas le synonyme d’ «&nbsp;indemnité de licenciement&nbsp;». A bon entendeur…</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color">5. <em>Les clauses particulières de chaque contrat de travail seront maintenues.&nbsp;</em></p>



<p class="has-text-color" style="color:#226124">&gt; Lorsque le contrat de travail est transféré «&nbsp;de droit&nbsp;», d’un employeur à un autre, alors les clauses qui y figurent sont obligatoirement maintenues chez le second.</p>



<p class="has-text-color" style="color:#226124">&gt; Or FTV soutient que le transfert du contrat de travail est «&nbsp;de droit&nbsp;».</p>



<p class="has-text-color" style="color:#226124">&gt; En conséquence, les clauses particulières de chaque contrat de travail seront maintenues.</p>



<p>Donc, sur ce 5<sup>ème</sup> point, FTV ne donne toujours aucun avantage que ce soit au salarié&nbsp;: il n’est nul besoin de signer une nouvelle clause exprimant que les anciennes sont maintenues.&nbsp;</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color">6. <em>Le salarié transféré continuera à bénéficier du CI-ORTF.&nbsp;</em></p>



<p class="has-text-color" style="color:#226124">&gt; Le CSE de FTV-Studio a le monopole de gestion des activités sociales et culturelles de FTV-Studio. Et la loi interdit aux employeurs de s’immiscer dans cette gestion.&nbsp;</p>



<p class="has-text-color" style="color:#226124">&gt; Or selon les informations dont nous disposons, le CSE de FTV-Studio n’est pas adhérent du Comité Inter-entreprises de l’ex-ORTF ( CI-ORTF ).</p>



<p class="has-text-color" style="color:#226124">&gt; Il s’en suit que les salariés de FTV-Studio n’ont pas accès au CI-ORTF. Pour qu’ils y aient accès, il faudrait une décision <em>des syndicats</em>. <em>La direction</em> de FTV-Studio ne pourrait d’y substituer. La direction de FTV, encore moins&nbsp;! &nbsp;</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color">7. <em>La direction garantit la sécurité d’emploi en s’interdisant de licencier pour cause économique&nbsp;</em></p>



<p class="has-text-color" style="color:#226124">&gt; Le licenciement économique est un droit pour les salariés. Il doit être opéré par l’employeur en faveur des salariés qui n’entendent pas s’installer à un autre poste quand le leur est supprimé.</p>



<p class="has-text-color" style="color:#226124">&gt; Si FTV-Studio supprime un magazine, la loi l’oblige à respecter ce point fondamental du droit du licenciement économique.&nbsp;</p>



<p class="has-text-color" style="color:#226124">&gt; Que FTV le lui interdise ou pas, FTV-Studio devra licencier pour cause économique les collaborateurs des magazines supprimés qui ne désirent pas continuer à travailler pour la filiale.&nbsp;</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color">8. <em>En cas de suppression de poste, FTV-Studio proposera un emploi du même type.</em></p>



<p class="has-text-color" style="color:#226124">&gt; Le reclassement est un droit du salarié dont le poste est supprimé. La direction RH doit lui proposer tout emploi disponible en rapport avec ses compétences.</p>



<p class="has-text-color" style="color:#226124">&gt; En cas de suppression d’un magazine ou d’un poste au sein du magazine, FTV-Studio doit travailler au reclassement du salarié, en son sein, au sein du groupe FTV, enfin au sein des autres entreprises de l’audiovisuel public.</p>



<p class="has-text-color" style="color:#226124">&gt; L’engagement de FTV de faire proposer par sa filiale un ( un seul&nbsp;! ) emploi de même type, n’apporte aucune garantie par rapport à la loi.</p>



<p>En fait, cette 8<sup>ème</sup> et dernière mesure est le contraire d’une garantie, elle se situe <em>en retrait</em> par rapport à la loi&nbsp;!</p>



<p></p>



<font face="Webdings">~</font><t style="color:#A6A6A6"> Difficile d’intégrer cette idée, que toutes les garanties sont réalité monnaie de singe&nbsp;! </t>



<p></p>



<p>C’est pourtant ce que nous devons conclure, en toute objectivité. Même si l’on se situe dans la thèse de FTV, «&nbsp;transfert de droit des contrats de travail&nbsp;» ( cf sur la valeur de cette thèse notre chronique <em>Le Code du travail impose le transfert des Télématins&nbsp;: info ou intox</em> ), la lettre du 5 octobre est, au mieux, redondante par rapport aux garanties légales qui accompagneraient le salarié, et au pire, trompeuse voire réductrice.</p>



<p></p>



<font face="Webdings">~</font><t style="color:#A6A6A6"> Mais alors, pourquoi cette mystification par rapport au droit des gens&nbsp;? </t>



<p></p>



<p>Parce que cette lettre ne recherche, ni de près ni de loin, à s’inscrire dans la loi. Son propos est, traitant les salariés comme des cibles, de leur arracher l’acceptation du transfert.&nbsp;</p>



<p>Ces cibles ( les salariés ) sont regardées comme de banals acteurs économiques, dont il n’est pas immoral de profiter de la relative faiblesse face à une grosse structure.</p>



<p></p>



<font face="Webdings">~</font><t style="color:#A6A6A6"> La loi du plus fort&nbsp;? </t>



<p></p>



<p>Disons la loi du marché, selon laquelle on peut imposer son contrat, ses conditions et son agenda au plus faible.</p>



<p></p>



<font face="Webdings">~</font><t style="color:#A6A6A6"> Donc, on oublie le droit du travail, on remplace par la loi du marché&nbsp;? </t>



<p></p>



<p>Exact. Les rédacteurs de la lettre du 5 octobre se situent dans une logique économique, celle du deal gagnant-gagnant.&nbsp;</p>



<p></p>



<font face="Webdings">~</font><t style="color:#A6A6A6"> Mais qu’est-ce que chacun gagne, dans cette lettre&nbsp;? </t>



<p></p>



<p>C’est simple. Si tout se passe comme l’envisage la lettre, alors&nbsp;:</p>



<p>FTV, conscient que le transfert n’a rien d’obligatoire, y gagne l’accord du salarié-cible.</p>



<p>Le salarié y gagne les «&nbsp;8 promesses&nbsp;», et la fierté de participer à un titanesque défi&nbsp;: le renforcement du groupe public dans un monde en pleine mutation.&nbsp;</p>



<p></p>



<font face="Webdings">~</font><t style="color:#A6A6A6"> Trop cool. </t>



<p></p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color" style="font-size:15px">Photo&nbsp;: AnoukDéqué<br>Texte&nbsp;principal : Oury Attia<br>Texte en second&nbsp;: Capucine Cueye<br>Maquette&nbsp;: Nimtsa Web Design</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Don’t push it, or I’ll give you a war you won’t believe</title>
		<link>https://cabinetktorza.com/journalistes/dont-push-it-or-ill-give-you-a-war-you-wont-believe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ktorza]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Sep 2021 16:54:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Journalistes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://cabinetktorza.com/?p=1776</guid>

					<description><![CDATA[Fallait pas le provoquer, Rambo. Daniel Herzog, imitateur vedette des Guignols, a réglé ses comptes devant le Conseil des prud’hommes de Boulogne-Billancourt. Le jugement est tombé le 17 septembre&#160;:&#160; CANAL+ devra doubler les indemnités déjà versées à la déprogrammation de l’émission culte. Motif de la condamnation&#160;:&#160; Quand on mobilise la force de travail de quelqu’un, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Fallait pas le provoquer, Rambo. Daniel Herzog, imitateur vedette des Guignols, a réglé ses comptes devant le Conseil des prud’hommes de Boulogne-Billancourt.</p>



<p>Le jugement est tombé le 17 septembre&nbsp;:&nbsp;</p>



<p>CANAL+ devra doubler les indemnités déjà versées à la déprogrammation de l’émission culte.</p>



<p>Motif de la condamnation&nbsp;:&nbsp;</p>



<p>Quand on mobilise la force de travail de quelqu’un, serait-il un artiste, pendant 25 ans et à plein temps, la moindre des choses est de le payer à plein temps… et en CDI.</p>



<p>Cet arbitrage, classique en jurisprudence, ne nécessite pas de commentaire.&nbsp;</p>



<p>Mais ce procès de la précarité en cachait un autre&nbsp;: celui de la discrimination des seniors ( voir notre chronique d’été <em>La voix qui révèle les grands guignols</em> ).</p>



<p>Les termes du débat sont simples&nbsp;: au XXI<sup>ème</sup> siècle, un employeur peut-il encore décider, unilatéralement et sans justification, de renvoyer un salarié au motif de son âge&nbsp;?</p>



<p>La loi répond&nbsp;: oui, puisqu’un salarié peut être mis à la retraite à 70 ans.</p>



<p>Mais cette loi paraît aujourd’hui doublement critiquable&nbsp;:</p>



<p>&gt; D’abord parce qu’un homme ne doit pas seulement bénéficier de la protection du droit <em>du</em> travail. Il a aussi droit <em>au</em> travail. C’est une liberté individuelle, et une liberté fondamentale. Au nom de quoi l’en priverait-on, tant qu’il est apte au poste et désireux de travailler&nbsp;?</p>



<p>&gt; Ensuite parce que la mise à la retraite fonctionne de plus en plus souvent comme un moyen, déloyal, de priver le salarié de ses droits.&nbsp;Dans notre affaire, CANAL+ indemnise les 300 collaborateurs des Guignols… mais pas les 2 qui ont dépassé 70 ans&nbsp;! Imaginez-vous 298 hommes mieux traités que 2 femmes&nbsp;? Non&nbsp;? Alors pourquoi discriminer 2 seniors&nbsp;?&nbsp;</p>



<p></p>



<font face="Webdings">~</font><t style="color:#A6A6A6"> Et donc ? Qu’a décidé le Conseil de prud’hommes ? </t>



<p></p>



<p>Sensible au mauvais sort fait à Monsieur Herzog, mais peu enclin à s’attaquer ouvertement à la loi sur les retraites, le Conseil a sanctionné l’employeur, tout en validant la mise à la retraite.</p>



<p></p>



<font face="Webdings">~</font><t style="color:#A6A6A6"> Une prime à la tartufferie patronale, ou un petit coup de « en même temps » ? </t>



<p></p>



<p>Ni l’un ni l’autre. Le juge doit toujours statuer quelque part entre humanité et loi &#8211; et c’est une excellente chose.  </p>



<p>D’ailleurs&nbsp;: juste avant les vacances, les prud’hommes de Paris avaient carrément choisi d’invalider la rupture ( voir notre chronique d’été <em>So choc le senior qui met des claques</em> ). Il est vrai que l’employeur était France Télévisions&nbsp;! C’est ainsi que surviennent les progrès&nbsp;: par à-coups, à l’occasion des cas les plus particulièrement choquants.&nbsp;</p>



<p></p>



<font face="Webdings">~</font><t style="color:#A6A6A6"> Alors maintenant, il raccroche les armes, John Rambo, ou faut-il s’attendre à une suite ? </t>



<p></p>



<p>Trop tôt pour le dire. Les deux camps inspectent leur arsenal…</p>



<p></p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color" style="font-size:14px">Photo : decalage78<br>Texte principal : Oury Attia<br>Texte en second : Capucine Cueye<br>Maquette : Nimtsa Web Design<br>Avocat plaidant côté salarié : Joyce Ktorza </p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Petites histoires d’amour pour les vacances (4/4) : So choc, le senior qui met des claques</title>
		<link>https://cabinetktorza.com/journalistes/petites-histoires-damour-pour-les-vacances-4-4-so-choc-le-senior-qui-met-des-claques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ktorza]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Aug 2021 03:58:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Journalistes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://cabinetktorza.com/?p=1759</guid>

					<description><![CDATA[Si, à 70 printemps, Henri-Jean Servat garde intact le désir de faire la télé, pourquoi, et de quel droit, le lui interdire&#160;? Bon anniversaire Henri-Jean Quand, en mars 2019, cet homme de passion fête son 70ème anniversaire, il n’imagine pas qu’on puisse penser le mettre à la retraite. Car il n’a ni patron ni maître. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Si, à 70 printemps, Henri-Jean Servat garde intact le désir de faire la télé, pourquoi, et de quel droit, le lui interdire&nbsp;?</p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color">Bon anniversaire Henri-Jean</p>



<p>Quand, en mars 2019, cet homme de passion fête son 70<sup>ème</sup> anniversaire, il n’imagine pas qu’on puisse penser le mettre à la retraite. Car il n’a ni patron ni maître. Pas le temps. Trop de centres d’intérêts et de projets pour composer avec une hiérarchie.&nbsp;</p>



<p>Le nouveau septuagénaire est un <em>serial writer</em>, mémorialiste, essayiste, biographe, auteur de quelques 60 publications. Un journaliste signataire de plus de 1000 papiers. Et incidemment, un professionnel de l’audiovisuel. A la télévision, il présente les chroniques «&nbsp;Carré VIP&nbsp;» sur Télématin et «&nbsp;La nouvelle séquence du spectateur&nbsp;» sur une chaîne thématique.&nbsp;</p>



<font face="Webdings">~</font><t style="color:#A6A6A6"> Respect&nbsp;! </t>



<p></p>



<p>Seule ombre à ce fol agenda : sur France 2, le programme matinal s’essouffle. La chaîne n’ayant su remplacer William Leymergie, certains dans l’équipe, à commencer par les plus investis, finissent par se désengager.&nbsp;</p>



<p>Et de fait, William manque à Henri-Jean.&nbsp;</p>



<p>Le chef d’orchestre savait se mettre à disposition de son soliste. Le lancer pour évoquer strass et galas, particules et divas. A 8 heures 45 au cœur de l’hiver et d’une sombre actualité, le boss, esprit curieux et malin comme un singe, n’hésitait pas à faire assaut d’érudition sur des sujets tels que la famille de Monsieur Louis de Funès. &nbsp;</p>



<p>&lt; cf le Carré VIP dédié au grand comique&nbsp;: <a href="https://youtu.be/DylDqDvsO5U" target="_blank" rel="noopener">Lien video</a>  &gt;</p>



<p>L’hyper-émotif chroniqueur appréciait ce cadre bienveillant, créé par le madré présentateur.&nbsp;</p>



<p>William parti, pour Henri-Jean, le cœur n’y est plus.&nbsp;</p>



<p>Cela dit, arrêter sa chronique ne serait pas une catastrophe, les nouveaux défis ne manquent pas… il y a tant à faire à la télévision publique.</p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color">Un bon journaliste est à classer à l’actif du bilan de France Télévisions&nbsp;</p>



<p>Il est à peu près unanimement admis que le capital d’une entreprise de télévision est l’humain. De ce point de vue, Henri-Jean Servat est <em>an asset</em>, une valeur, un élément du patrimoine de France Télévisions. En quoi&nbsp;?&nbsp;</p>



<p>De la vie mondaine et culturelle qu’il chronique sur Télématin, il est l’encyclopédie vivante. Expert de l’histoire du cinéma, de la télévision, du théâtre, de la musique, de la jet set, de l’univers des dynasties royales, et à ses heures perdues… de la vie des animaux.</p>



<p>Mais il est aussi, objectivement, une «&nbsp;bête de télé&nbsp;». Dès qu’il apparaît à l’écran, il se passe quelque chose. Sa langue ignore tant le bois que l’eau tiède. Lui qui évolue dans des sphères d’apparence et d’affectation, parle dru. Sans méchanceté, mais sans compromis.&nbsp;</p>



<p>Personne ne le fera s’excuser d’avoir comparé le Rocher ( Monaco ) à l’Atlantide.</p>



<p>Ou d’avoir dévoilé que Catherine Deneuve monnaye ses interventions publiques.</p>



<p>Ou bien de célébrer une star du cinéma en louant «&nbsp;ses seins qui pètent aux étoiles, son cul haut perché et joliment charnu&nbsp;»…&nbsp;</p>



<p>Ou encore de rappeler impitoyablement que, puisqu’en 2017 nous avons élu Président le candidat qui avait promis l’installation de caméras à l’intérieur des abattoirs, il serait décent que cette toute petite promesse soit tenue.</p>



<p>Ou enfin d’avoir refusé la médaille de chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres.&nbsp;</p>



<p>S’il fallait le présenter d’une seule phrase, pourquoi par celle-ci, qui confine à l’apophtegme :</p>



<p>«&nbsp;C’est un journaliste bien élevé, mais il a du talent, on lui pardonne&nbsp;» ( Philippe Bouvard, Les grosses têtes, 1999 ).&nbsp;</p>



<p><em>And now, the tragic story</em>…</p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color">Des paillettes dans un monde de brutes</p>



<p>Au mois de juin 2019, de laconiques lettres de rupture sont adressées à des collaborateurs «&nbsp;non-permanents&nbsp;» de l’émission.&nbsp;</p>



<p>C’est la normalité de France Télévisions, cette brutalité finalement délirante, cette obsession à enfreindre la loi.&nbsp;</p>



<p>La loi dispose qu’on ne vire pas pour des «&nbsp;motifs éditoriaux&nbsp;». Quand finit une émission, on doit être affecté à une autre.&nbsp;</p>



<p>Mais à France Télévisions, qui respecte la loi sociale&nbsp;?&nbsp;</p>



<p>Et pire ( si l’on peut dire )&nbsp;: dans le cas de Henri-Jean, l’impact est assorti d’une époustouflante hypocrisie&nbsp;; car lui reçoit une lettre… de mise à la retraite. L’homme aux 700 CDD sur 13 ans va être traité comme un permanent, l’espace d’une lettre, pour les besoins de sa mise au rencart.</p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color">Mais moi les dingues je les soigne. Je m’en vais leur faire une ordonnance. Et une sévère. Je vais leur montrer qui c’est Raoul.</p>



<p>Henri-Jean Servat défère France Télévisions aux prud’hommes.&nbsp;</p>



<p>Pas comme une victime. Comme un prince, comme s’il demandait réparation à outrage.</p>



<p class="has-cyan-bluish-gray-color has-text-color"></p>



<font face="Webdings">~</font><t style="color:#A6A6A6"> Et comment les juges prennent ce genre de demande, qui consiste finalement à vouloir faire punir une vexation ? </t>



<p></p>



<p>Tout dépend comment se défend l’employeur. En l’occurrence&nbsp;:</p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color">La défense de France Télévisions</p>



<p>&gt; Les quelques 700 CDD sont réguliers car Servat est un pigiste.<br>&gt; Sa mise à la retraite est régulière parce que conforme à la loi.&nbsp;</p>



<p class="has-cyan-bluish-gray-color has-text-color"></p>



<font face="Webdings">~</font><t style="color:#A6A6A6"> Et cette défense a marché, ou pas ? </t>



<p></p>



<p>Ça ne pouvait pas marcher, et heureusement&nbsp;!&nbsp;</p>



<p>Car la question n’était pas de savoir si l’employeur avait ou non le droit de le mettre à la retraite.</p>



<p>La question est&nbsp;: <em>pourquoi</em> en l’espèce l’employeur use-t-il de ce droit&nbsp;?&nbsp;</p>



<p>Car user d’un droit dans une intention maligne, c’est frauder.</p>



<p>La question qui est posée est celle de la loyauté de l’employeur.</p>



<p>Or cette question est éludée.</p>



<p class="has-cyan-bluish-gray-color has-text-color"></p>



<font face="Webdings">~</font><t style="color:#A6A6A6"> Mais pourquoi donc France Télévisions ne répond pas à l’accusation de Servat ? </t>



<p></p>



<p>Parce que le DRH en charge du procès se contrefiche que sa boîte soit condamnée&nbsp;! A France Télévisions, personne ne lui demandera de comptes sur le débit d’argent public.&nbsp;</p>



<p>Le DRH a émis 701 papiers… il se défend sur ses 701 papiers&nbsp;!</p>



<p>Même si les 700 premiers rendent impossible le 701<sup>ème</sup>&nbsp;: personne ne «&nbsp;met à la retraite&nbsp;» un pigiste, car il ne dépend d’aucun employeur.</p>



<p>La contradiction est si énorme… que les prud’hommes ont «&nbsp;sévèrement soigné&nbsp;» ( comme dit Audiard ) France Télévisions. Qu’on en juge&nbsp;:</p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color">La décision prud’homale est rendue le 2 juillet 2021</p>



<p>Quatre prud’hommes, deux syndicalistes et deux patrons visiblement unanimes dans la réprobation, condamnent France Télévisions&nbsp;:&nbsp;</p>



<p>&gt; Le recours préjudiciable aux CDD est qualifié de «&nbsp;notoire&nbsp;» ( c’est une première ), ce qui signifie que l’illicéité de ces contrats précaires n’est même plus discutable en justice.</p>



<p>&gt; Des rappels d’indemnités sont ordonnés, au préjudice de 1000 foyers français puisque cette indemnisation représente 1000 redevances.</p>



<p>&gt; Le jugement devra être publié dans la grande presse, et figurer pendant 30 jours sur la page d’accueil du site de France Télévisions.&nbsp;</p>



<p>Une triple claque.</p>



<p class="has-cyan-bluish-gray-color has-text-color"></p>



<font face="Webdings">~</font><t style="color:#A6A6A6"> Et maintenant&nbsp;? Une retraite heureuse pour ce senior ? </t>



<p></p>



<p>Certainement pas&nbsp;!</p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color">70 ans est le premier jour de la suite de la vie</p>



<p>Depuis son départ de Télématin, Servat est partout.</p>



<p>Il se présente aux élections à la mairie de Nice, sa liste l’emporte, le voilà nommé conseiller municipal. Il y anime la cinémathèque, où il fait venir des figures telles que l’héritier de la couronne française ( le Comte de Paris ) ou le prince monégasque ( pas rancunier&nbsp;! ). Président d’honneur du Comité européen contre la corrida, il milite en outre pour l’interdiction de la chasse à courre.</p>



<p class="has-cyan-bluish-gray-color has-text-color"></p>



<font face="Webdings">~</font><t style="color:#A6A6A6"> Il ne prend jamais de vacances… même à 72 ans ? </t>



<p></p>



<p>Pourquoi faire&nbsp;? Cet été, il le passe en tournée de promotion de «&nbsp;So chic&nbsp;», son nouveau livre, où il propose des portraits parfois intimes, toujours originaux, des plus grandes célébrités&nbsp;: Zinedine Zidane, Sharon Stone, Sylvester Stallone…&nbsp;</p>



<p>Si l’on osait, sans lui manquer de respect, on louerait en Monsieur Servat sa <em>furia</em>.</p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color">Conclusion&nbsp;</p>



<p>Nos chroniques estivales voulaient montrer le volet judiciaire du débat actuel sur le droit des seniors à travailler. Car la retraite doit-elle encore être imposée de nos jours&nbsp;? Ne constitue-t-elle pas une discrimination par l’âge&nbsp;?&nbsp;</p>



<p>L’affaire Servat se situe à la pointe de ce débat. Les juges ont posé un jalon&nbsp;: on ne pourra bientôt plus contraindre un senior sans en justifier.&nbsp;</p>



<p><em>Et allez, une petite dernière pour la route&nbsp;?</em></p>



<p>Cette <em>furia</em> du chroniqueur le plus <em>speed</em> du PAF, il l’explique peut-être lui-même en répondant à une interview en 2018. Evoquant son premier emploi de journaliste, il confie&nbsp;:&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;A Libération, j’ai joui comme personne n’a joui en travaillant&nbsp;» ( Face à face n° 131, France 3 PIDF )</p>



<p>Pouvions-nous trouver plus bel accord final à nos petites histoires d’amour de seniors&nbsp;?</p>


<a href="https://cabinetktorza.com/wp-content/uploads/2021/08/Cabinet-Ktorza-Jugement-Servat.pdf" class="pdfemb-viewer" style="width:1200px;height:800px;" data-width="1200" data-height="800" data-toolbar="top" data-toolbar-fixed="on">Cabinet-Ktorza-Jugement-Servat</a>
<p class="wp-block-pdfemb-pdf-embedder-viewer"></p>



<p><a href="https://cabinetktorza.com/wp-content/uploads/2021/08/Cabinet-Ktorza-Jugement-Servat.pdf">Télécharger le PDF</a></p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-small-font-size">Photo&nbsp;: Six-Fours<br>Texte&nbsp;principal : Oury Attia<br>Texte en second&nbsp;: Capucine Cueye<br>Maquette&nbsp;: Nimtsa Web Design<br>Avocat plaidant côté salarié&nbsp;: Jonathan Bellaïche&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Petites histoires d’amour pour les vacances (3/4) : Des regards rayon-laser</title>
		<link>https://cabinetktorza.com/journalistes/petites-histoires-damour-pour-les-vacances-3-4-des-regards-rayon-laser/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ktorza]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Aug 2021 06:42:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Journalistes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://cabinetktorza.com/?p=1755</guid>

					<description><![CDATA[70 printemps, c’est un capital d’expérience, d’intuition, de fluidité. A ceux qui gardent intact le désir de faire, pourquoi l’interdire ? Qui est Coleen Gray&#160;? Un regard, incorruptible.&#160; Sans elle, pas de tiercé. Pour que les parieurs aient foi en la loyauté des courses hippiques, il s’agit d’assurer la loyauté de chaque compétition. Le regard de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>70 printemps, c’est un capital d’expérience, d’intuition, de fluidité. A ceux qui gardent intact le désir de faire, pourquoi l’interdire ?</p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color">Qui est Coleen Gray&nbsp;?</p>



<p>Un regard, incorruptible.&nbsp;</p>



<p>Sans elle, pas de tiercé. Pour que les parieurs aient foi en la loyauté des courses hippiques, il s’agit d’assurer la loyauté de chaque compétition. Le regard de Coleen en est la garantie.&nbsp;</p>



<p>Elle veille, autorité discrète, sur chaque étape de l’avant-course. Vérifie tout, pesée, toque, casaque. La cérémonie du paddock, où les chevaux sont présentés au public. Jusqu’au placement dans les boxes de départ ou derrière l’autostart.</p>



<p>Intraitable, avec le sourire. Pro.&nbsp;</p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color">Qui est Sterling Hayden&nbsp;?</p>



<p>Un autre regard, acéré.</p>



<p>Pendant la course, il s’assure que le jockey observe les comportements réglementaires, et conduise son pur-sang selon les règles &#8211; maintien dans le couloir, déport latéral…&nbsp;</p>



<p>Dans les épreuves de trot, la surveillance se complique fortement. De visu ou sur un écran de contrôle, il suit chaque driver. La mise au galop est évidemment prohibée. Mais le traquenard, l’aubin, l’amble, sont des formes de trot déviantes, tout autant prohibées.&nbsp;</p>



<p>Parce que la disqualification est encourue pour un nombre précis de foulées fautives, Sterling doit détecter la faute dès sa commission, et compter.&nbsp;</p>



<p>Et il doit, dans le même temps, surveiller le train de <em>tous</em> les trotteurs.&nbsp;</p>



<p>Sterling sait se concentrer dans le relâchement, en gardant le cœur à pulsation lente. Il détecte tout. Il est rassurant. Et intraitable.</p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color">Qui est Elisha Cook&nbsp;?</p>



<p>Le regard le plus exercé qui soit.</p>



<p>Son travail consiste à couvrir la fin de course, avec l’épineuse tâche de statuer sur la photo finish. Là où vous et moi ne verrions qu’un flou artistique, d’où surgiraient des têtes d’animaux estompées, des encolures et des poitrails tremblés, lui désigne le vainqueur sans hésiter.</p>



<p>Quand parfois survient un litige, sa décision est soumise au collège des commissaires aux courses. Elisha n’a jamais été désavoué.</p>



<p>La ligne d’arrivée franchie, il surveille la pesée d’après-course, reçoit les réclamations.</p>



<p>Elisha est calme en toute situation. Sa sûreté de jugement impressionne.&nbsp;</p>



<font face="Webdings">~</font><t style="color:#A6A6A6"> Et ils font toujours équipe ensemble, ces trois-là ? </t>



<p></p>



<p>Ben non. Ces anges gardiens ne sont pas forcément planifiés à trois sur une course. </p>



<p>Et donc… chacun maîtrise toutes les fonctions, d’avant, pendant, et après la course.</p>



<font face="Webdings">~</font><t style="color:#A6A6A6"> Impressionnant, j’avoue… </t>



<p></p>



<p>Oui, et ce n’est pas tout.</p>



<p>Coleen, Sterling et Elisha se sont présentés ensemble, en consultation au cabinet. Ils avaient décidé de se rebeller contre l’institution des courses hippique, mais… tout en gardant le sourire&nbsp;!</p>



<font face="Webdings">~</font><t style="color:#A6A6A6"> Motif ? </t>



<p></p>



<p>Comme presque toujours, le motif du conflit de travail est le comportement de l’employeur, plus que l’événement en lui-même. </p>



<p>L’événement&nbsp;: un vieux règlement interne prévoyant la cessation des fonctions à 70 ans, on les a virés à leur soixante dixième ann&#8230;</p>



<font face="Webdings">~</font><t style="color:#A6A6A6"> Ah bon ? ce sont des seniors ? </t>



<p></p>



<p>Impossible de le deviner. Décontractés-chic, vifs, sportifs, on leur en donnerait vingt de moins.</p>



<p>Le départ forcé n’est cependant pas ce qui les a le plus choqués. C’est surtout la manière, peu humaine, et en tout cas discourtoise… alors qu’ils n’avaient pas démérité, qu’ils avaient la santé, et que les hippodromes avaient besoin d’eux.</p>



<font face="Webdings">~</font><t style="color:#A6A6A6"> Comme des chevaux au rebut ? </t>



<p></p>



<p>Pas drôle. Peut-être que c’est précisément leur sens de la probité qui se trouvait heurté. Pour la première fois peut-être de leur carrière, ils butaient contre l’univers en vérité très dur des courses hippiques. La droiture qu’ils avaient mis au service de leur employeur se retournait contre lui, dès lors qu’il prétendait les forcer.</p>



<p>Quand nous leur avons appris que, de longue date, ce que les juristes de droit social nomment «&nbsp;la clause couperet&nbsp;» est prohibée, et que la justice pourrait bien annuler la rupture, ils se sont regardés ( consultés&nbsp;? ) en silence.</p>



<font face="Webdings">~</font><t style="color:#A6A6A6"> Mais, clause couperet ou pas, ils ont 70 ans, donc ils sont éligibles à la retraite ? </t>



<p></p>



<p>Certes oui, mais on a aussi le droit de travailler après 70 ans. Disons que c’est la modalité de rupture choisie par l’employeur &#8211; la clause couperet &#8211; qui est irrégulière. Tant que le salarié n’est pas formellement mis à la retraite, il peut et doit rester en poste s’il le souhaite. </p>



<font face="Webdings">~</font><t style="color:#A6A6A6"> Et ça, ça suffit pour déclencher un procès ? </t>



<p></p>



<p>Ce qui nous a donné envie de les défendre, c’est… leur gaîté. Ces gens-là, clairs dans leur tête, demandaient justice : annuler leur licenciement de fait, sans pour autant vouloir y retourner &#8211; le désir n’y était plus, et faire sanctionner le président de la Fédération. Mais le tout, sans se placer en victimes.</p>



<font face="Webdings">~</font><t style="color:#A6A6A6"> Et donc… ça a été jugé ? </t>



<p></p>



<p>Le Conseil des prud’hommes vient d’annuler la rupture de leur contrat de travail, et les a indemnisés. Nous recevrons le texte du jugement à la rentrée. Le combat continuera ensuite. L’employeur fera sans doute appel, tandis que les trois vaillants seniors se tourneront vers la correctionnelle pour achever l’apurement des comptes.</p>



<p>NB 1 Dommage que le grand Kubrick soit parti. Il aurait sans doute offert aux trois principaux acteurs de l’Ultime razzia un champ de courses qui rende justice à leur talent&nbsp;!</p>



<p>NB 2 Après le plan social, le licenciement pour faute, et la clause couperet, nous évoquerons dans notre dernière chronique un quatrième subterfuge pour virer les seniors : le coup fourré. En victime non expiatoire : un journaliste de télé médiatique. En employeur sournoisement gérontophobe : tout le monde devine.   </p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-small-font-size">Photo : santé.magazine<br>Texte principal : Oury Attia<br>Texte en second : Capucine Cueye<br>Maquette : Nimtsa Web Design<br>Avocats plaidants côté salariés : Stéphane Vavasseur et Joyce Ktorza </p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Petites histoires d’amour pour les vacances (2/4) : Un objectif qui s’engage</title>
		<link>https://cabinetktorza.com/journalistes/petites-histoires-damour-pour-les-vacances-2-4-un-objectif-qui-sengage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ktorza]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Aug 2021 17:20:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Journalistes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://cabinetktorza.com/?p=1746</guid>

					<description><![CDATA[70 printemps, c’est un capital d’expérience, d’intuition, de fluidité. A ceux qui gardent intact le désir de faire la télé, pourquoi l’interdire ? Le jour du lancement de la campagne pour l’élection présidentielle de 1988, Jean-Marie Le Pen est l’invité de Télématin. La nuit qui précède sera sans sommeil pour le réalisateur Marcel Zemour. Aucun de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>70 printemps, c’est un capital d’expérience, d’intuition, de fluidité. A ceux qui gardent intact le désir de faire la télé, pourquoi l’interdire ?</p>



<p>Le jour du lancement de la campagne pour l’élection présidentielle de 1988, Jean-Marie Le Pen est l’invité de Télématin.</p>



<p>La nuit qui précède sera sans sommeil pour le réalisateur Marcel Zemour. Aucun de ses confrères n’étant disponible, personne sur qui se défausser, il va devoir assurer la réalisation de la pire des interviewes&nbsp;: la promotion télévisée de l’extrême droite, sous prétexte de neutralité entre les candidats.&nbsp;</p>



<p>Pour lui, la neutralité, «&nbsp;5 minutes pour Hitler et 5 pour ses victimes&nbsp;», c’est une fumisterie. Pourtant, son job, c’est de réaliser ces 5 minutes. Il a beau y réfléchir, cette contradiction semble insoluble.</p>



<p>Le lendemain matin, alors qu’est lancé le générique de début, il prend enfin sa résolution, à la console, sous la pression du direct.</p>



<p>Le dispositif de tournage est minimal, une caméra sur le présentateur, une autre sur l’invité, et une troisième, en retrait, pour les plans d’ensemble.</p>



<p>Il éteint les écrans de contrôle. Sur le plateau, personne ne peut s’apercevoir qu’il n’offre aucun plan rapproché de Le Pen. Celui-ci ne sera filmé que de loin, pendant toute sa prestation sur la 2.&nbsp;</p>



<p>Cependant, dans les étages, les récepteurs de télévision sont allumés. On voit bien la catastrophe en cours. On interpelle le réalisateur.&nbsp;</p>



<p>Pour gagner du temps, il prétexte une panne.&nbsp;</p>



<p>Les techniciens autour de lui protestent&nbsp;: on va les accuser de faute.&nbsp;</p>



<p>A bout de subterfuges, il se résout à affronter&nbsp;la hiérarchie :&nbsp;«&nbsp;Vous avez l’image&nbsp;? Oui&nbsp;! Vous avez le son&nbsp;? Oui&nbsp;! Alors le reste, c’est ma liberté de réalisateur&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>Flottement chez les cols blancs. C’est gagné, l’émission s’achève.&nbsp;</p>



<p>Des techniciens ( les mêmes&nbsp;? ) viennent le féliciter, <em>mezza voce</em>.&nbsp;</p>



<p>Mais le voilà convoqué dans les étages.</p>



<p>Ce n’est pas un savon qui l’attend, c’est une véritable agression.&nbsp;</p>



<p>Il se voit accusé de communisme, ce qui se voudrait une insulte, mais révèle surtout une conception particulière du pluralisme à la direction de l’information d’une chaîne publique.&nbsp;</p>



<p>Puis il est stigmatisé pour n’être pas allé au bout de ses convictions en poignardant l’invité, propos extraordinaires qui révèlent surtout l’angoisse du locuteur par rapport à sa virilité.</p>



<p><em>Whatever… </em>le réalisateur reste stoïque sous le bombardement. Pourquoi répondre&nbsp;? Il a dit ce qu’il avait à dire, publiquement, par son choix de réalisation.</p>



<p>Son élégance est-elle perçue comme une ultime provocation&nbsp;?&nbsp;</p>



<p>Il est viré. Et des productions autres que Télématin, il est également viré.</p>



<font face="Webdings">~</font><t style="color:#A6A6A6"> Quelle histoire ! Est-ce à dire que la direction était profasciste à Antenne 2 ? </t>



<p></p>



<p>Il est bien évident que les cadres d’Antenne 2 ne votaient pas Le Pen ! </p>



<font face="Webdings">~</font><t style="color:#A6A6A6"> Alors pourquoi ? </t>



<p></p>



<p>Selon le réalisateur, les cadres de la chaîne sont avant tout préoccupés du respect des règles, pour ne pas être mis en défaut. Or dans une campagne électorale, l’égalité de traitement entre les candidats est la règle cruciale.</p>



<font face="Webdings">~</font><t style="color:#A6A6A6"> Ça se tient, non ? </t>



<p></p>



<p>Juridiquement, ça ne se tient pas, mais pour l’expliquer il faudrait développer le concept de neutralité ( nous y consacrerons un article par ailleurs ). </p>



<p>En tout état de cause, le limogeage s’explique ici par la souplesse d’échine. </p>



<font face="Webdings">~</font><t style="color:#A6A6A6"> La souplesse d’échine de qui exactement ? </t>



<p></p>



<p>Des patrons du réalisateur. Car dès François Mitterrand réélu en mai 1988, le terroriste deviendra rétroactivement un résistant, et sera réinstallé sur ses émissions.</p>



<font face="Webdings">~</font><t style="color:#A6A6A6"> Édifiant. Mais quel rapport avec les hommes de télévision senior ?  </t>



<p></p>



<p>C’est que, avant que notre feuilleton de l’été n’évoque utilement ce réalisateur devenu septuagénaire, il était important de raconter, un peu, qui il est. </p>



<p>De fait, Marcel Zemour est, à 70 ans, un homme de télévision dont le savoir-faire décline un style, une éthique professionnelle, une expérience. Et il travaille toujours, à la réalisation des JT de TV5Monde.</p>



<p><em>And now, the tragic story…</em></p>



<p>Chez TV5Monde, pour se séparer des vétérans réalisateurs et techniciens, on ne prétexte pas l’âge, on offre la valise ou le cercueil ( un chèque de départ ou le licenciement pour faute ).</p>



<p>Marcel Zemour, qui, on l’a compris, développe une raisonnable aversion à la courtisanerie, va ainsi se faire licencier pour «&nbsp;fautes techniques&nbsp;» commises à son poste de travail.</p>



<p>Pour ceux qui ont témoigné en faveur du réalisateur dans le procès qui s’en est suivi, cette accusation tient de la farce.</p>



<p>La Cour d’appel a sanctionné sévèrement l’employeur, par une condamnation en dommages et intérêts importante ( ce qui va sans doute motiver un pourvoi en cassation ).</p>



<p>Au fait, pourquoi s’est-on séparé d’un <em>senior</em> à forte plus-value professionnelle, sachant au surplus qu’on subira, inévitablement, les foudres judiciaires&nbsp;?</p>



<p>Il n’est pas certain que quelqu’un, à la direction générale ou à la direction RH de TV5Monde, puisse répondre précisément à cette question.</p>



<p>Le fait demeure que, à 70 ans, l’âge devient en soi un motif d’ostracisme.</p>



<p class="has-black-color has-text-color">NB Dans notre prochaine chronique, nous irons à la rencontre de trois belles personnes dont le travail consiste à rester impartiaux, et incorruptibles. Ces qualités morales, qui justifient la confiance de leur employeur, expliquent leur rébellion quand on va essayer de les… ostraciser. </p>



<p></p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color" style="font-size:15px">Photo : ageheureux<br>Texte principal : Oury Attia<br>Texte en second : Capucine Cueye<br>Maquette : Nimtsa Web Design<br>Avocat plaidant côté salarié : Joyce Ktorza </p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Petites histoires d’amour pour la route : (1/4) La voix qui révèle les grands guignols</title>
		<link>https://cabinetktorza.com/journalistes/petites-histoires-damour-pour-la-route-1-4-la-voix-qui-revele-les-grands-guignols/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ktorza]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Aug 2021 14:31:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Journalistes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://cabinetktorza.com/?p=1735</guid>

					<description><![CDATA[70 printemps, c’est un capital d’expérience, d’intuition, de fluidité. A ceux qui gardent intact le désir de faire la télé, pourquoi l’interdire ? Le Canard Enchaîné de la semaine évoque le couac de Canal face à l’un de ses imitateurs,&#160;«&#160;mis à la retraite&#160;» à l’âge de 72 ans. Pourquoi ces guillemets&#160;? Parce que le senior s’est [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>70 printemps, c’est un capital d’expérience, d’intuition, de fluidité. A ceux qui gardent intact le désir de faire la télé, pourquoi l’interdire ?</p>



<p>Le Canard Enchaîné de la semaine évoque le couac de Canal face à l’un de ses imitateurs,&nbsp;«&nbsp;mis à la retraite&nbsp;» à l’âge de 72 ans. Pourquoi ces guillemets&nbsp;? Parce que le senior s’est rebellé. Explication.</p>



<p>Les voix de Jospin, Candeloro, Zemmour, Juppé, Ribéry, Strauss Kahn… , il les avait fait siennes.</p>



<p>A son niveau de maîtrise, l’imitation devenait une peinture au scalpel. Elle révélait bien plus, en quelques dizaines de secondes, que n’importe quelle interview du sujet.</p>



<p>Ce que cet homme ( qui a fait Canal ) reproche à son DRH ( qui a fait un plan social ), c’est d’avoir pris prétexte de son âge pour le priver des droits reconnus aux ex-Guignols : un processus de reclassement dans le groupe, et/ou des indemnités de départ, conséquentes compte tenu de ses 25 années d’ancienneté.</p>



<p>Lui, il a la pêche. Pas envie, pas besoin de s’arrêter.</p>



<p>Se faire virer, comme les collègues, s’il n’est pas d’autre solution, il l’accepterait.&nbsp;</p>



<p>Mais pointer son âge pour le conduire à la porte sans autre forme de procès, il s’y refuse. </p>



<font face="Webdings">~</font><t style="color:#A6A6A6"> C’est possible, ça, de mettre à la retraite un senior juste pour éviter de l’indemniser ? </t>



<p></p>



<p class="has-black-color has-text-color">Oui c’est possible. Mettre un salarié à la retraite à 70 ans, c’est, du point de vue du juge, une décision discrétionnaire, que la loi n’assortit d’aucune condition ni justification. Du coup, le droit de la mise en retraite prévaut sur le droit du licenciement collectif. </p>



<font face="Webdings">~</font><t style="color:#A6A6A6"> C’est quand même choquant ! Et même… méchamment discriminatoire, non ? </t>



<p></p>



<p>C’est objectivement une discrimination, dans le sens commun du terme, puisque on voit bien que certains salariés, pour des raisons purement physiques, sont privés de droits collectifs. Mais selon une majorité de juges aujourd’hui, ce n’est pas une discrimination punissable. </p>



<font face="Webdings">~</font><t style="color:#A6A6A6"> Alors il va perdre, l’imitateur ? </t>



<p></p>



<p>Ce senior-là perdra peut-être, mais nous progressons, à terme la règle changera. Le droit s’inscrit dans l’Histoire. C’est un mouvement, souvent initié par les juges, dont les décisions vont faire évoluer les lois. </p>



<p>L’affaire a été plaidé le 23 juillet dernier, le jugement sera rendu après les vacances. Nous le regarderons ensemble.&nbsp;</p>



<p>NB Les seniors ne sont pas lésés seulement en cas de plan social. Dans notre prochaine chronique, on rencontrera un homme de télévision auquel on a tenté d’appliquer une autre technique : le « licenciement pour faute »…</p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color" style="font-size:14px">Photo : ageheureux<br>Texte principal : Oury Attia<br>Texte en second : Capucine Cueye<br>Maquette : Nimtsa Web Design<br>Avocat plaidants côté salariés : Joyce Ktorza</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La punition</title>
		<link>https://cabinetktorza.com/journalistes/la-punition/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ktorza]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Jun 2021 05:56:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Journalistes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://cabinetktorza.com/?p=1701</guid>

					<description><![CDATA[Liberté d’expression reconnue à Joseph Tual. Sévère condamnation de France Télévisions. Le jugement prud’homal, notifié aujourd’hui, dit beaucoup… de la télévision publique. Flashback, 2001, Sud du Maroc La scène se déroule au fin fond de l’Atlas, dans le secret d’un improbable lieu de détention. Joseph Tual, arrêté sous prétexte de captation d’images sans autorisation, garde [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Liberté d’expression reconnue à Joseph Tual. Sévère condamnation de France Télévisions. Le jugement prud’homal, notifié aujourd’hui, dit beaucoup… de la télévision publique.</p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color">Flashback, 2001, Sud du Maroc</p>



<p>La scène se déroule au fin fond de l’Atlas, dans le secret d’un improbable lieu de détention.</p>



<p>Joseph Tual, arrêté sous prétexte de captation d’images sans autorisation, garde la tête froide. Il le faut, pour trouver comment s’en sortir par ses propres moyens. Etablir le bon rapport de communication avec l’interrogateur, le convaincre de la réalité de sa couverture.&nbsp;</p>



<p>Au bout de 48 heures d’allers-retours de sa cellule au bureau d’interrogatoire, Joseph comprend qu’on ne va pas de le tenir quitte de sitôt.&nbsp;</p>



<p>Garder calme et optimisme, jouer la montre en espérant que l’on finisse par s’émouvoir, peut-être, à Paris…&nbsp;</p>



<p>Les questions tournent maintenant sur l’affaire Ben Barka, et sur «&nbsp;le Point Fixe 3&nbsp;», la prison secrète de Hassan II que Joseph filma clandestinement à Rabat.</p>



<font face="Webdings">~</font><t style="color:#8c8c8c"> Personne ne va donc prévenir France Télévisions ? </t>



<p></p>



<p>Si si. A Paris, Hervé Brusini est enfin prévenu. Il alerte son PDG. Lequel appelle le premier ministre marocain. Lequel avoue que cette affaire le dépasse, qu’il faudrait voir directement avec le roi.</p>



<font face="Webdings">~</font><t style="color:#8c8c8c"> Voilà donc un politicien sincère… </t>



<p></p>



<p>Troisième jour. Sur le visage de Joseph claquent des gifles, menaçant de plus graves violences.</p>



<p>Parallèlement à l’intervention restée sans effet de France Télévisions, la DGSE adresse une alerte à la présidence de la République. Jacques Chirac appelle Mohammed VI.</p>



<p>Joseph est expulsé et depuis vingt ans, aucun visa pour le Maroc ne lui est plus concédé.</p>



<font face="Webdings">~</font><t style="color:#8c8c8c"> Quelle morale à cette histoire ? </t>



<p></p>



<p>Aucune. La question serait plutôt&nbsp;: pourquoi avoir choisi de raconter cette petite histoire, moins spectaculaire et risquée que tant d’autres, vécues sur des théâtres de guerre ou en des lieux où la presse est malvenue&nbsp;?</p>



<p>Parce que, justement du fait de son caractère ordinaire, elle représente bien le rapport du Grand Reporter à sa Rédaction, et à la hiérarchie de la télévision publique.</p>



<p>Ce que ce journaliste en attend, ce que tout journaliste projeté en zone dangereuse est en droit de recevoir de l’entreprise publique, c’est un soutien inconditionnel.</p>



<p>Et de la première rédaction d’Europe, on pourrait ajouter&nbsp;: un soutien efficace.</p>



<p>On comprend alors pourquoi, quand ce soutien fait défaut, quand la hiérarchie <em>manque</em>&nbsp;au journaliste, celui-ci peut avoir la réaction de <em>dire</em> sa révolte.</p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color">Quand on se fait lâcher par les siens, exprimer cette trahison est le moindre des droits.</p>



<p>Un JRI nous confia avoir été très durement agressé pendant qu’il captait un mouvement de foule. Des militants d’extrême droite armés de lances de fer lui étaient tombé dessus, alors que sa rédactrice et son preneur de son s’étaient repliés.&nbsp;</p>



<p>De retour à Paris, il fut sanctionné par la DRH, pour le bris de sa caméra, et pour sa supposée désobéissance à l’instruction de repli qu’aurait donné la journaliste.&nbsp;</p>



<p>Cet homme avait surmonté le traumatisme de l’agression.</p>



<p>Il parvenait même à plaisanter de l’avertissement administré par un <em>petit homme</em> ( cf l’ouvrage éponyme de Wilhelm Reich ) qui ne comprendrait jamais la réalité du terrain&nbsp;: pour tirer profit de ces quelques instants où l’événement s’offre à une captation sur le vif, il faut accepter que tout le reste, y compris sa propre sécurité, devienne accessoire.&nbsp;</p>



<p>Mais ce qui restait en travers de sa gorge, c’est d’avoir dû se taire à réception de la sanction.</p>



<font face="Webdings">~</font><t style="color:#8c8c8c"> Tandis que Joseph… </t>



<p></p>



<p>Joseph Tual a fait un autre choix&nbsp;: ne pas se taire.</p>



<p>Peut-être parce que lui a trop vécu ces manifestations d’indifférence, d’incompréhension, de bêtise, d’incompétence.</p>



<p>Dans le procès, on lui reproche d’avoir critiqué la non-diffusion de ses révélations sur l’affaire «&nbsp;Paul Bismuth&nbsp;» ( les écoutes Sarkozy ).</p>



<p>Mais comment aurait-il pu se taire, quand sa hiérarchie lui expliquait que le renvoi du dernier président de la République en correctionnelle n’est qu’un «&nbsp;moyen&nbsp;scoop » ( sic )&nbsp;?</p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color">Les prud’hommes avalisent les critiques émises par Joseph Tual comme ressortant de son droit à la libre expression&nbsp;</p>



<p>Le Conseil de prud’hommes analyse la teneur des critiques du journaliste, pour en conclure que leur virulence, moindre que celle des tracts syndicaux, n’est guère disproportionnée ( page 5 du jugement ).</p>



<p>Nous ajoutons à ce constat&nbsp;: comment, en humanité, reprocher à un homme le cri de son cœur&nbsp;? Et de quel droit&nbsp;?</p>



<p>Dans le même procès ( page 3 du jugement ), ce cri du cœur se manifeste par le rappel d’une sévère critique contre la hiérarchie, qui a diffusé «&nbsp;l’interview&nbsp;» d’un prisonnier de guerriers kurdes, réalisée dans des conditions clairement attentoires à la déontologie journalistique.</p>



<p>Comment ne pas comprendre l’écho, entre ce prisonnier des kurdes et celui des marocains&nbsp;?</p>



<p>Quand Joseph Tual s’exprime, c’est à chaque instant depuis sa fibre profonde de journaliste. Et ce qui s’entend quand il parle relève d’un vécu qui mérite le respect, dans les bureaux…</p>



<p>Les prud’hommes, eux, l’ont compris.</p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color">Et puis Tual passe à l’attaque</p>



<p>Joseph Tual plaide que son droit d’expression s’est heurté à des mesures de rétorsion. Censure, interdit professionnel, quarantaine, placard, intimidations, licenciement.&nbsp;</p>



<font face="Webdings">~</font><t style="color:#8c8c8c"> Et face à ce déluge de scuds, il répond quoi le patron ? </t>



<p></p>



<p>Quelle défense pouvait présenter la direction générale de France Télévisions SA, en qualité d’employeur public d’un journaliste d’investigation de France 3&nbsp;?</p>



<p>Elle aurait pu respecter l’institution prud’homale, qui se trouve être, fondamentalement et originellement, une instance de conciliation. France Télévisions aurait pu trouver un moyen de recoller les pots cassés, rendre aux téléspectateurs, et à France 3, un de ses meilleurs reporters, en amnistiant et la hiérarchie et le journaliste pour le passé.</p>



<p>A défaut, elle aurait pu dépêcher son représentant légal, Madame Ernotte, pour expliquer aux juges en quoi il était impossible de garder Joseph Tual dans l’effectif.</p>



<p>Ou à tout le moins déléguer un patron de l’information, pour justifier la non-diffusion de l’affaire Sarkozy, et la mise à l’écart du journaliste pendant plusieurs années.</p>



<p>Bon.</p>



<p>Les choix de défense, stratégiques, tactiques, étaient nombreux. Mais dans les faits, qu’a choisi de plaidé l’employeur&nbsp;?</p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color">La défense de France Télévisions</p>



<p>&gt; Joseph Tual a commencé par refuser de signer son CDI voici trente ans.<br>&gt; Ensuite il a été un horrible, et les syndicats qui l’aident sont horribles.<br>&gt; A son départ on constate un trop perçu sur son indemnité de licenciement.<br>&gt; In fine, il faut le condamner à rembourser les frais d’avocat de FTV.</p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color">( &lt; sur le dénigrement anti syndical voir le tract du SNJ en attaché <a href="https://cabinetktorza.com/wp-content/uploads/2021/06/PJ-N%C2%B01-Cabinet-Ktorza-Affaire-Tual.pdf"><strong>Lien PDF</strong></a> &gt; )</p>



<font face="Webdings">~</font><t style="color:#8c8c8c"> C’est comme si on disait « Ah le dossier RH de Joseph Tual, c’est ni fait ni à faire » ? </t>



<p></p>



<p>A peu près. Et c’est volontairement que la défense des DRH élude. Pourquoi&nbsp;? Pour des raisons stratégiques, qui dépassent et ignorent le cas Tual. Nous aurons l’occasion de proposer quelque éclairage sur ces raisons.</p>



<p>Toujours est-il qu’à dénigrer Joseph Tual jusque dans l’enceinte prud’homale, l’équipe RH a scellé le sort du procès. France Télévisions a perdu… sans véritable débat.</p>



<font face="Webdings">~</font><t style="color:#8c8c8c"> Mais… comment peut-on savoir s’il y a eu ou pas débat entre les quatre prud’hommes ? </t>



<p></p>



<p>On le voit parce que l’économie de la décision, tout comme la rédaction du jugement, sont extrêmement balancés. A notre avis, n’y a pas eu discussion et vote, plutôt construction d’une décision consensuelle, ce qui est très différent. Le résultat s’avère d’ailleurs original.</p>



<font face="Webdings">~</font><t style="color:#8c8c8c"> Original, ce jugement ? </t>



<p></p>



<p>Oui et à maints égards.</p>



<p>Tout d’abord, la formation a annulé le licenciement, ce qui est rare à ce stade de la procédure. Pour ce faire, elle a écarté le grief de harcèlement, politiquement sensible et accusant des managers, et préféré un grief alternatif, qui entraîne également nullité du licenciement.</p>



<p>C’est une seconde originalité&nbsp;dans la construction des quatre prud’hommes : faire appel au concept de liberté fondamentale. Leur raisonnement&nbsp;: si la «&nbsp;faute&nbsp;» du salarié réside dans son expression dite inacceptable, alors qu’elle n’a pas dépassé les limites acceptables, alors c’est au contraire l’employeur qui est fautif. Le licenciement était impossible.&nbsp;</p>



<p>Enfin troisième originalité importante&nbsp;: la Cour de cassation exprime que, lorsqu’une faute est commise contre un salarié, il en conçoit nécessairement un préjudice. Traduction&nbsp;: il a droit à des dommages et intérêts. Or le jugement, qui certes ordonne des rappels de salaire, ne contient pas de dommages et intérêts. C’est, à notre avis, tout sauf une erreur. C’est un signe.</p>



<p>Ces éléments montrent que les prud’hommes ont tenté de construire une solution modérée où tout le monde a intérêt à en terminer par une conciliation, plutôt que de poursuivre une longue guerre judiciaire.</p>



<font face="Webdings">~</font><t style="color:#8c8c8c"> Il est donc à espérer que Joseph va pouvoir retourner au front de l’information ? </t>



<p></p>



<p>Si la paix dans cette affaire est envisagée du point de vue de l’intérêt des téléspectateurs, de la rédaction de France Télévisions, et du journalisme en tant qu’indispensable contre-pouvoir, alors oui, la guerre contre Tual devrait s’en arrêter là.</p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color">Et que diriez-vous d’une petite dernière pour la route&nbsp;?</p>



<p><em>Flashback</em>. Libéré, Joseph Tual rentra à Paris, éprouvé par le sabotage de son véhicule, le simulacre d’exécution d’un flic sadique, trois jours d’interrogatoires musclés dans les geôles marocaines.&nbsp;</p>



<p>A son arrivée à France Télévisions, Hervé Brusini osa essayer de lui passer un savon&nbsp;:</p>



<p>«&nbsp;Que ça te serve de leçon.&nbsp;»</p>



<font face="Webdings">~</font><t style="color:#8c8c8c"> Naaan…. Sérieux ? </t>



<p></p>



<p>Authentique.&nbsp;</p>



<p>20 ans plus tard, la leçon est administrée par quatre juges.</p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color">&lt; texte du jugement du 18 juin ci-après <a href="https://cabinetktorza.com/wp-content/uploads/2021/06/PJ-N%C2%B02-Cabinet-Ktorza-Affaire-Tual-Jugement.pdf"><strong>Lien PDF</strong></a> &gt;&nbsp;</p>


<a href="https://cabinetktorza.com/wp-content/uploads/2021/06/PJ-N°1-Cabinet-Ktorza-Affaire-Tual.pdf" class="pdfemb-viewer" style="width:1200px;height:800px;" data-width="1200" data-height="800" data-toolbar="top" data-toolbar-fixed="on">PJ-N°1-Cabinet-Ktorza-Affaire-Tual</a>
<p class="wp-block-pdfemb-pdf-embedder-viewer"></p>



<p><a href="https://cabinetktorza.com/wp-content/uploads/2021/06/PJ-N%C2%B01-Cabinet-Ktorza-Affaire-Tual.pdf">Télécharger le PDF</a></p>


<a href="https://cabinetktorza.com/wp-content/uploads/2021/06/PJ-N°2-Cabinet-Ktorza-Affaire-Tual-Jugement.pdf" class="pdfemb-viewer" style="width:1200px;height:800px;" data-width="1200" data-height="800" data-toolbar="top" data-toolbar-fixed="on">PJ-N°2-Cabinet-Ktorza-Affaire-Tual-Jugement</a>
<p class="wp-block-pdfemb-pdf-embedder-viewer"></p>



<p><a href="https://cabinetktorza.com/wp-content/uploads/2021/06/PJ-N%C2%B02-Cabinet-Ktorza-Affaire-Tual-Jugement.pdf">Télécharger le PDF</a></p>



<p></p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-small-font-size">Photo&nbsp;: celebrity.net.worth<br>Texte&nbsp;: Oury Attia<br>Maquette&nbsp;: Nimtsa Web Design<br>Avocats plaidants côté salariés&nbsp;: Joyce Ktorza&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le port du masque est prohibé à France Télé</title>
		<link>https://cabinetktorza.com/journalistes/le-port-du-masque-est-prohibe-a-france-tele/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ktorza]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Jun 2021 15:37:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Journalistes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://cabinetktorza.com/?p=1692</guid>

					<description><![CDATA[Ce matin, les Prud’hommes ont annulé le licenciement du grand reporter Joseph Tual pour atteinte à son droit d’expression. France Télévisions est condamnée à le réintégrer sur le champ. Un regard. Celui de Joseph Tual, dont la carrière se décline en vertigineuses plongées au cœur des affaires les plus complexes et les plus politiques de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Ce matin, les Prud’hommes ont annulé le licenciement du grand reporter Joseph Tual pour atteinte à son droit d’expression. France Télévisions est condamnée à le réintégrer sur le champ.</p>



<p>Un regard. Celui de Joseph Tual, dont la carrière se décline en vertigineuses plongées au cœur des affaires les plus complexes et les plus politiques de la République, a failli nous manquer pour la très sensible campagne présidentielle 2022 qui se prépare. Heureusement, la justice vient de corriger.</p>



<p>Une voix. De tristes laquais avaient essayé d’éteindre celle qui, depuis trente ans, raconte haut et fort, sur le service public, ce que les puissants du moment veulent qu’on ne raconte pas.</p>



<p>Joseph Tual, c’est l’affaire Boulin, suicide d’un ministre dans une flaque d’eau.</p>



<p>C’est l’affaire Ben Barka, disparition du premier opposant démocrate au pouvoir marocain.</p>



<p>C’est l’affaire Gordji, un iranien invisible impliqué dans les attentats qui ensanglantent notre pays dans les années 1980 et qu’on a laissé sortir indemne du territoire.</p>



<p>C’est l’affaire Karachi, sur le financement d’un parti de droite dans les années 1990.</p>



<p>C’est l’affaire Kieffer, un journaliste français kidnappé, pris en otage et finalement assassiné en Côte d’Ivoire.</p>



<p>Le Rwanda, où la lumière n’est toujours pas faite sur l’implication de notre pays.</p>



<p>Enfin, les écoutes Sarkozy, où Tual se heurte, abruptement et sans appel, au refus de France 3 de diffuser le fruit de son travail, qui va pourtant aboutir à la condamnation d’un ex-président de la République.</p>



<p>Ces révélations ne sortiront que grâce à la presse écrite.</p>



<p>Joseph Tual, lui,va être mis en quarantaine.&nbsp;</p>



<p>Puis au placard.</p>



<p>Quand naît la Ligne Directe Harcèlement, il va demander secours. L’édifiante affaire du traitement de ce journaliste par la LDH de Madame Ernotte est relatée dans notre chronique «&nbsp;Halte aux bonobos&nbsp;».</p>



<p>Au lieu de l’aider, la LDH se déshonore en l’abandonnant, et laisse ainsi la place à une procédure de licenciement.</p>



<p>D’où l’arbitrage demandé au Conseil de Prud’hommes.</p>



<p>Que dit la défense du Journaliste&nbsp;:</p>



<p>&gt;&nbsp;<em>Je travaille. Je prends tous les risques. Je réussis à sortir des pépites. Vous&nbsp; empêchez la diff. Je me plains et je dis «&nbsp;aïe&nbsp;».</em></p>



<p>Le DRH dit&nbsp;:</p>



<p>&gt; <em>Tu n’avais pas le droit de dire «&nbsp;aïe&nbsp;». Donc je te vire</em>.</p>



<p>Les quatre conseillers prud’homaux devaient donc arbitrer&nbsp;: se plaindre d’une censure patronale est-ce… une expression libre&nbsp;? … une critique inacceptable&nbsp;?</p>



<p>Nous ignorons le cheminement des juges et les détails du procès&nbsp;; nous attendons le texte du jugement pour expliquer les dessous et les ressorts de cette affaire. Pour l’heure, voici, telle que reconstituée par des témoins, la déclaration de Joseph Tual à la fin de l’audience le 18 mars dernier&nbsp;:&nbsp;</p>



<p>Les débats avaient pris fin. Le président de la formation de jugement a demandé à Monsieur Tual de bien vouloir exprimer son point de vue personnel sur ce qui s’était échangé des deux côtés de la barre.&nbsp;</p>



<p>Joseph Tual s’est levé et a dit&nbsp;:</p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color">«&nbsp;France Télévisions n’est pas une entreprise comme les autres, c’est une entreprise d’État.</p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color">Mais le pouvoir a tendance à nous considérer comme un porte-voix, une boîte de com’. Et nos employeurs ont tendance à respecter le pouvoir.</p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color">Ceux qui essayèrent de me faire taire en 2012 ne sont plus là&nbsp;: il y a eu une alternance politique.</p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color">Les alternances politiques arrivent et nous, en général, on change de patron. Dans l’année qui suit, il y a un <em>turn-over</em>.&nbsp;</p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color">En 2017, c’est pareil&nbsp;: Madame Ernotte ne veut pas travailler avec ceux qu’elle a trouvé en arrivant. A chaque succession de direction, c’est un combat, et nous, nous on ne supporte pas la censure.&nbsp;</p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color">Parce que la télévision publique, elle doit être faite pour vous, pour vous informer. Et dans ces combats, il y a des mots. Je les assume, à l’intérieur d’un combat.</p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color">Ce n’est pas parce que vous êtes un Directeur de la Sécu de droite que vous n’allez pas rembourser vos administrés de gauche, et vice-versa. Nous, à France Télévisions, c’est pareil. Ce que nous devons, nous le devons à vous tous, pas à la droite ni à la gauche. C’est vous, les juges, les policiers, les citoyens, nos vrais employeurs.&nbsp;»</p>



<p>A suivre pour lire ensemble le jugement.&nbsp;&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Halte aux Bonobos !</title>
		<link>https://cabinetktorza.com/journalistes/halte-aux-bonobos/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ktorza]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Jun 2021 05:27:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Journalistes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://cabinetktorza.com/?p=1651</guid>

					<description><![CDATA[L’art de la défausse (3/4). Pourquoi une Ligne Directe Harcèlement&#160;? Pourquoi travestir France Télévisions en jungle où mâle violent harcèle femelle victime&#160;?&#160; Pour comprendre ce qu’essaye de fabriquer la Présidence, une petite visite à l’intérieur de la machine LDH s’impose. Exclusif&#160;: la story du dossier inaugural de la LDH Imaginez-vous journaliste professionnel. Grand reporter à [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>L’art de la défausse (3/4). Pourquoi une Ligne Directe Harcèlement&nbsp;? Pourquoi travestir France Télévisions en jungle où mâle violent harcèle femelle victime&nbsp;?&nbsp;</p>



<p>Pour comprendre ce qu’essaye de fabriquer la Présidence, une petite visite à l’intérieur de la machine LDH s’impose.</p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color">Exclusif&nbsp;: la <em>story</em> du dossier inaugural de la LDH</p>



<p>Imaginez-vous journaliste professionnel. Grand reporter à France Télévisions.</p>



<font face="Webdings">&#126;</font><t style="color:#8c8c8c"> La frime !</t>



<p></p>



<p>Imaginez que, sans motif officiel, on vous prive de travail. Et que cette mise à l’écart dure. Longtemps. Trois ans. </p>



<font face="Webdings">&#126;</font><t style="color:#8c8c8c"> La loose !</t>



<p></p>



<p>Imaginez enfin que, tout soudain, l’info vous parvienne de cette nouvelle procédure interne, la LDH, censée offrir aux salariés de France Télévisions une assistance en cas de harcèlement. </p>



<p>Ne saisiriez-vous pas cette chance de sortir enfin du placard&nbsp;?</p>



<p>Ça a l’air sérieux. Un tas de spécialistes. DRH, psychologue du travail, médecin du travail, et même des syndicalistes, qui sauront parler pour vous. C’est décidé, vous faites la démarche.</p>



<p>On vous reçoit, on vous écoute.&nbsp;</p>



<p>Vous racontez&nbsp;:&nbsp;</p>



<p>Vos enquêtes un peu trop sensibles, vos scoops qu’on préfère ne pas diffuser. Du coup, vos réclamations, un peu trop sensibles elles aussi. Dans les étages, on scelle votre sort. Vous racontez l’exclusion de votre rédaction. L’isolement. Le désœuvrement. Le regard des autres étonnés que, mois après mois, vous teniez le choc. Les DRH qui vous évitent, accrochés au scénario prévisible&nbsp;: vous finirez bien par décompenser et quitter de vous-même la maison.&nbsp;</p>



<font face="Webdings">&#126;</font><t style="color:#8c8c8c"> Ou disjoncter et fournir prétexte à se faire virer. </t>



<p></p>



<p>Fin de votre récit.</p>



<p>Et là, tout autour de vous, l’équipe de la LDH semble bien ennuyée.&nbsp;</p>



<p>Est-ce parce qu’avec vous elle essuie les plâtres&nbsp;? Car vous êtes le tout premier plaignant. Et le dossier s’avère bien épineux. Il pose beaucoup de vraies questions&nbsp;: sur l’indépendance intellectuelle du journaliste, sur le harcèlement des barons, sur le positionnement de la DRH, censée protéger le personnel.</p>



<p>Mais justement, n’est-ce pas une chance pour cette instance portée sur les fronts baptismaux par la Présidente elle-même&nbsp;? Ne va-t-elle pas pouvoir, cette toute nouvelle Ligue des Droits de l’Homme, prouver son sérieux, son impartialité, bref, son utilité&nbsp;?&nbsp;</p>



<p>Faut pas rêver. L’enquête va durer des mois.&nbsp;</p>



<p>Pourquoi&nbsp;? On l’ignore toujours, trois ans après.</p>



<p>Hypothèse&nbsp;: une délicate négociation a traîné en longueur. On imagine le médecin du travail, le psy, les syndicalistes, se battre bec et ongles…</p>



<p>Mais pourquoi auraient-ils eu besoin de «&nbsp;se battre&nbsp;» dans une instance de concertation&nbsp;?&nbsp;</p>



<p>Parce que jamais un membre de la direction, s’il est le harceleur, ne va se faire «&nbsp;verbaliser&nbsp;» par la direction RH ( membre de la LDH ). Question de crustacés dans un panier.</p>



<font face="Webdings">&#126;</font><t style="color:#8c8c8c"> Alors ils font comment d’habitude à France Télévisions ? Ils enterrent ?  </t>



<p></p>



<p>Tout dépend du type de harcèlement. </p>



<p>Le harcèlement moral, on ne traite pas, la règle est&nbsp;plutôt : on enterre.&nbsp;</p>



<p>Le harcèlement sexuel, même régime&nbsp;: on enterre. Une différence&nbsp;toutefois : quand le cas fait désordre, risque de faire scandale, on indemnise la victime et la brute reste en poste.&nbsp;</p>



<p>Que ce soit en présence de harcèlement moral ou sexuel, il n’en va autrement que dans de rares&nbsp;cas : ceux où la direction générale voulait justement se débarrasser du harceleur. Alors l’affaire de harcèlement devient… une aubaine. &nbsp;</p>



<font face="Webdings">&#126;</font><t style="color:#8c8c8c"> Donc ton journaliste qui sèche à la LDH, il n’avait aucune chance ?  </t>



<p></p>



<p>Aucune. </p>



<font face="Webdings">&#126;</font><t style="color:#8c8c8c"> Alors à quoi elle sert, cette LDH ? </t>



<p></p>



<p>A soulager le service RH de sa responsabilité, responsabilité personnelle s’agissant du directeur RH dont dépend le journaliste. </p>



<p>Et à donner le beau rôle à la Présidente tout en lui permettant de se défausser de sa propre responsabilité en matière de santé et sécurité des salariés.</p>



<p>Là réside la réalité, en termes de gestion sociale, du harcèlement. Que Madame Ernotte tente de transformer rapports de subordination et risques psycho-sociaux… en confrontation violente et sexuelle de groupes rivaux mâles-femelles, à vous de juger&nbsp;; toujours est-il qu’elle ne trompera jamais personne en justice.</p>



<font face="Webdings">&#126;</font><t style="color:#8c8c8c"> Finalement, elle s’en est sortie comment la LDH ? </t>



<p></p>



<p>Le plus simplement du monde : en ne laissant pas de traces de ses conclusions. A l’issue de son enquête, la LDH est censée proposer, au plaignant, une « restitution ». Trois ans plus tard, le journaliste en attend toujours les conclusions écrites.</p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color"><em>Allez, une petite dernière pour la route&nbsp;?</em></p>



<p>Notre journaliste, qui connait son métier, a enquêté sur l’enquête. Recueilli des témoignages <em>off</em>. Croisé les récits. Et a reconstitué ce qui s’est passé&nbsp;:</p>



<p>Il y a bel et bien eu négociation au sein de la LDH.&nbsp;</p>



<p>La faction RH a obtenu&nbsp;:</p>



<p>&gt; Les années de placard ne seront pas qualifiées de harcèlement<br>&gt; Le baron harceleur ne sera pas désigné, encore moins mis hors d’état de nuire&nbsp;<br>&gt; aucune réparation ne sera préconisée</p>



<p>La faction pro-salarié a obtenu&nbsp;:</p>



<p>&gt; La LDH préconisera un retour à l’emploi&nbsp;</p>



<p>C’est ce que dans la propagande managériale on appelle «&nbsp;un deal gagnant-gagnant&nbsp;». Nous y reviendrons, pour expliquer en quoi cette logique importée du business mais totalement inadaptée à la négociation sociale, mine le syndicalisme et détruit la norme collective.</p>



<p>Pour l’heure, voici un dernier petit scoop sur le premier dossier de la Ligue des Droits de l’Homme de Delphine Ernotte&nbsp;: l’Homme a été licencié.</p>



<font face="Webdings">&#126;</font><t style="color:#8c8c8c"> Yesss ! ils ont viré le harceleur ?! </t>



<p></p>



<p>Non, ils ont viré le journaliste.</p>



<font face="Webdings">&#126;</font><t style="color:#8c8c8c"> Naaan, je le crois pas… </t>



<p></p>



<p>Les promesses d’une Présidente ressemblent aux promesses d’un Président : elles n’engagent que ceux qui les écoutent. La LDH, dernier recours interne du harcelé, l’a en réalité crucifié.</p>



<p>Le recours judicaire du journaliste vient d’être plaidé.</p>



<p>On attend le jugement, ce sera une première pour évaluer la crédibilité de la LDH.&nbsp;</p>



<p>Une morale à cette histoire&nbsp;? Ne pas croire tout ce qu’on dit à la télé.&nbsp;</p>



<p>Bonjour chez vous&nbsp;!</p>



<p>…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….</p>



<p>Après «&nbsp;LDH&nbsp;», le joujou de la Présidence, le prochain et dernier article de notre série <em>L’art de la défausse</em> vous présentera «&nbsp;PCA&nbsp;», celui de la direction RH.&nbsp;</p>



<p>…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….</p>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-small-font-size">Peinture&nbsp;: Combo CK&nbsp;<br>Texte&nbsp;principal : Oury Attia<br>Texte en second&nbsp;: Capucine Cueye &nbsp;<br>Maquette&nbsp;: Nimtsa Web Design</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
